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H. -G. Wells : La guerre dans les airs

samedi 30 mars 2019, par Denis Blaizot

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Auteur : H.G. Wells
Traducteurs : Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz
Éditeur : Mercure de France
Première parution en France : 1910  
Disponible sur Gallica
Je vous propose de le télécharger en :
Pdf
epub

Présentation :

Bert Smallways n’est pas un héros. Ce serait plutôt Candide propulsé dans la guerre mondiale, une guerre conçue à l’échelle planétaire, en 1908  , par un stratège de génie, H.G. Wells, qui invente l’arme absolue : les dirigeables géants, véritables porte-avions, d’où prennent leur vol les « Drachenflieger [1] » de bombardement. Ainsi, l’Allemagne attaque directement les États-Unis et, sur la route de New York, coule la flotte U.S. ; Pearl Harbor, une trentaine d’années après, ne sera qu’un pâle reflet de cet engagement aéronaval. A leur tour, les Japonais ouvrent les hostilités et inventent les kamikazes. De nouvelles armes naissent, tel le canon à éclairs, ancêtre direct du rayon laser, le fameux rayon de la mort.Une saga extraordinaire et méconnue qui se déploie sur plusieurs continents sur un rythme cinématographique.

mon avis : Après La guerre des mondes et les nouvelles publiées dans la revue hebdomadaire La Science Illustrée  , je continue mon exploration de l’œuvre de Herbert George Wells avec La guerre dans les airs. Pourquoi ce titre et pas une des œuvres plus connues tellement L’homme invisible ou La machine à explorer le temps ? Tout simplement parce que ce roman est moins connu. Mais aussi, parce que son titre m’a fait penser aux œuvres de Albert Robida, telles que La guerre au XXe siècle ou Un chalet dans les airs.

En fait, on peut difficilement les comparer tellement ces œuvres abordent le voyage aérien et la guerre moderne de façon très différente.

Qu’ai-je pensé de La guerre dans les airs ? Ce roman m’a à la fois plus et déçu. Plus parce que le héros est attachant, que les descriptions de lieux et de situations sont réussis. Déçu, parce que l’histoire est étrangement construite. Après une première partie burlesque qui n’a rien à voir avec la guerre, nous passons à un style beaucoup plus descriptif, le héros est témoin d’événements, très bien décrits au demeurant, auxquels il ne prend part que de loin. Ces scènes sont d’ailleurs entrecoupées de considérations sur l’état du monde qui cassent le rythme. L’ensemble se termine sur ce que j’appellerai un « happy end », puisqu’il rentre chez lui après un an de pérégrinations et retrouve sa famille, sa fiancée et ses amis. Mais Wells remet le couvert avec un épilogue dans lequel il dresse un tableau du monde quelques années après cette guerre dévastatrice.

En bref :

  • Est-ce que ce roman me donne envie de continuer mon exploration ? Pas vraiment, mais comme j’ai dans un coin de ma bibliothèque un gros volume contenant encore quelques textes que je n’ai pas lus, je vais certainement m’y mettre un jour prochain.
  • La traduction est d’une qualité très moyenne, avec des phrases qui n’ont quasiment aucun sens et des mots qui ne sont plus, s’ils l’ont été un jour, dans le dictionnaire. Indiscontinûment par exemple. Je suis donc surpris que les éditions récentes la reprennent. J’espère que ces erreurs ont été corrigées. Ce serait la moindre des choses.
  • Puisque je l’ai lu dans sa version 1910   à partir du scan mis en ligne par la Bibliothèque Nationale, j’ai pris comme à mon habitude la liberté de ressaisir le texte en corrigeant le plus possible les erreurs de typo et de vous le proposer en Pdf et en Epub. Je vous dis donc bonne lecture.
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