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Jim Thompson : L’assassin qui est en moi

vendredi 11 décembre 2015, par Denis Blaizot

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Jim Tompson : L’assassin qui est en moi
Rivage/noir
ISBN : 9782743624132

Quatrième de couverture :

Cela ne me viendrait pas à l’idée de te menacer, Lou, mon chéri, mais je suis bien décidée à ne jamais renoncer à toi. Jamais, jamais, jamais. Si tu es trop bien pour moi, alors je ferai ce qu’il faut pour que tu ne le sois plus." Je l’embrasse - un long baiser, brutal. Car Joyce ne le sait pas, mais elle est déjà morte, et d’une certaine façon, je ne pourrais pas l’aimer davantage. Un classique de Jim Thompson dans une nouvelle traduction intégrale.

D’abord publié dans la collection Série Noire, ce roman avait subit quelques coupes pour entrer dans le format de celle-ci. Les éditions Rivage nous proposent ici une nouvelle traduction complète.

Il est à noter également qu’il a fait l’objet de deux adaptations cinématographiques :

  • En 1976 : Ordure de flic (The Killer Inside Me), réalisé par Burt Kennedy, avec Stacy Keach, dans le rôle de Lou Ford, Susan Tyrrell et Keenan Wynn.
  • En 2010 : The Killer Inside Me, réalisé par Michael Winterbottom, avec Casey Affleck, dans le rôle de Lou Ford, Kate Hudson, Ned Beatty, Simon Baker et Jessica Alba.

Mon avis : Jusque-là, je n’ai jamais été déçu par les roman de Jim Thompson (1906 — 1977). Je ne m’attendais pas à ce que ça change et ça ne change pas. Et du coup, comme d’habitude, j’ai du mal à faire une chronique qui tienne la route. Surtout qu’il est hors de question que je vous raconte l’histoire. N’avez qu’à le lire si vous voulez la découvrir. :P

C’est du bon polar noir... très noir. Avec un héros psychotique qui enchaîne les meurtres comme d’autres enfilent des perles ; toujours à chercher une solution pour éviter d’être démasquer. Cette solution est typiquement un nouveau meurtre. Un point m’a gêné quand même : l’histoire est racontée à la première personne du singulier. Ce ne serait pas grave si le héros/narrateur ne mourait à la dernière page. Mais ça, c’est une critique que je fais à tous les romans et nouvelles racontés à la première personne du singulier. Passons, ça vient de moi. À noter, un petit truc qui m’a dérangé : on amène chez le coupable une de ses victimes qui a survécu pour une confrontation sans vraiment prendre les précautions requises pour assurer sa protection. Il a donc l’opportunité de tenter une deuxième fois de l’assassiner. À moins que toute la fin ne soit qu’un délire dans lequel le héros est englouti avant de mettre fin à ses jours. Ce n’est pas très clair.

En bref : Encore du bon Jim Thompson qu’il ne faut surtout pas rater quand on aime le polar. Je vais donc continuer à rechercher les romans de cet écrivain pour continuer à me régaler de ses histoires bien glauques pleines de personnages improbables et complètement barrés.

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