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Jim Thompson : 1275 âmes

vendredi 10 juillet 2020, par Denis Blaizot

Auteur : Jim Thompson
Titre français : 1275 âmes
Titre original : Pop. 1280 (1964)
Éditeur : Gallimard (Coll. Série noire N°1000)
Année de parution : 1966
Traducteur : Marcel Duhamel
249 pages

Quatrième de couverture :

« Je m’appelle Nick Corey. Je suis le shérif d’un patelin habité par des soûlauds, des fornicateurs, des incestueux, des feignasses, et des salopiaux de tout acabit. Mon épouse me hait, ma maîtresse m’épuise et la seule femme que j’aime me snobe. Enfin, j’ai une vague idée que tous les coups de pied qui se distribuent dans ce bas monde, c’est mon postérieur qui les reçoit. Eh bien, les gars, ça va cesser. Je ne sais pas comment, mais cet enfer va cesser. »

extrait :

À l’heure qu’il est, je ne lui en veux plus guère, parce que j’en connu pas mal de son espèce. De ceux qui cherchent une solution facile aux problèmes compliqués. De ceux qui mettent leurs problèmes sur le dos des juifs ou des gens de couleurs. Qui ne sont pas fichus comprendre que, dans un monde comme le nôtre, c’est forcé qu’il y ait des trucs qui ne tournent pas ronds.

Mon avis : Bien que loin d’avoir lu toute son œuvre, je suis un habitué de Jim Thompson. Et j’aurai pu lire ce roman il y a déjà longtemps. Mais voilà ! C’est seulement ces jours-ci que je m’y suis mis. :-) Ben ! Jusque-là, j’avais raté quelque chose. Ce roman est tout simplement génial. J’ai envisagé de présenter des extraits. J’en ai mis un en ligne... et là, je me suis aperçu qu’il faudrait que je mette en extrait l’intégralité du roman pour lui rendre justice. Eh bien, non ! Vous pouvez vous le procurer à un prix raisonnable d’occasion, alors...

Parlons maintenant du roman. Marcel Duhamel, traducteur du roman et directeur de la collection Série Noire, donne le ton en nous informant que ce roman ce déroule dans un univers très proche de celui de Fantasia chez les ploucs, de Charles Williams. Il n’a pas tort. Mais j’irais plus loin : nous avons à faire à une version de L’assassin qui est en moi dans le monde de Sagamore Noonan.

Un langage familier — pour un Américain des années 30 — des situations peu vraisemblables... même dans ces mêmes années. Un narrateur complètement barré. Etc.

En bref : À lire, relire, etc. Ne ratez pas cemoment deplaisir littéraire.

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