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Jim Thompson : Les alcooliques

samedi 30 octobre 2021, par Denis Blaizot

Auteur : Jim Thompson Jim Thompson
Titre français : Les alcooliques
Titre original : The Alcoholics (1953)
Éditeur : Rivages (coll. « Rivages/Noir » n° 55)
Année de parution : 1988 1988
ISBN :2869301847

Quatrième de couverture :

15 000 dollars ! Voilà ce qu’il devait trouver avant la fin de la journée. Sinon, c’en était fait de sa maison de cure. Il restait pourtant une solution au Docteur Murphy : le cas de la chambre n°4. Pourri de fric, alcoolique et, depuis peu, crétin, grâce à la simple section de quelques fibres nerveuses entre l’encéphale et les lobes frontaux. Sa famille voulait l’enterrer, ici, loin des feux indiscrets de la rampe ; ici, où personne ne pourrait le trouver et où il ne causerait plus d’ennuis. Le Docteur Murphy n’avait qu’à autoriser cet enterrement.

Mon avis : Un grand roman !! Même s’il ne fait que 186 pages. Mais les amateurs de polars en sont pour leur argent, c’est certain. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas de meurtre, pas de cambriolages, pas d’enquête. non rien de de ce qui fait un polar, un vrai. Un thriller alors ? Bah ! Un peu plus. en effet, jusqu’à la fin, le lecteur est en attente. Que va-t-il se passer ? Comment tout ça va finir ? Un meurtre ? Des comas éthyliques ? Des viols peut-être ? Non plus. Non. Décidément, n’en déplaisent à certains, ce roman n’a rien d’un polar. Il reste toute fois un grand roman noir. Très glauque.

Une maison de santé pour alcooliques... loin d’être repentis. Un lobotomisé, que plus personnage de veut voir, même pas en photo. Une infirmière obsédée, on ne sait pas trop par quoi. Un homme à tout faire un tantinet dangereux à vouloir réellement tout faire. Une cuisinière pleine de ressource. Et un médecin, patron de l’établissement, au bout du rouleau.

Jim Thompson Jim Thompson était, parait-il, alcoolique. Et est-ce une cure de désintoxication qui lui a donné l’idée de ce roman ? Voire, comme le laisse entendre le chapitre final, l’a-t-il rédigé à la demande du patron de la maison de repos qui l’accueilli ? Bonne question. En tous cas, si les personnages ont un côté excessif qui en fait de parfaits personnages de film ou de roman, ils sont tous attachants. Et on aimerait savoir ce qui leur arrive après la dernière page. Vont-ils réellement s’en sortir ? Tous ? Même le lobotomisé ?

En bref : Même si ce n’est pas un polar au sens strict du terme, le côté roman noir est bien là et en fait un grand roman. Il ne peut que m’amener à continuer à lire les œuvres de Jim Thompson Jim Thompson , ce grand écrivain que l’alcoolisme a bien failli rejeter dans l’anonymat.

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