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Fredric Brown : Drôle de sabbat

jeudi 4 août 2022, par Denis Blaizot

Détective * club — 1951

Auteur : Fredric Brown Fredric Brown

J’ai lu, N°625 - 1975

Titre français : Drôle de sabbat

Autre titre français : La nuit du Jabberwock

Titre original : Night of the Jabberwock (1951 1951 )

Éditeur : DITIS (Coll. Détective*club Détective*Club collection de romans policiers créée à la fin des années 1940. N°41)

Année de parution : 1951 1951

ISBN :

Quatrième de couverture :

Doc Stoeger est propriétaire-rédacteur en chef du Carmel City Clarion depuis vingt-trois ans. Exercer un tel métier est un drame dans une bourgade où il ne se passe jamais rien. Il soigne sa morosité au bar du coin, dispute des parties d’échecs avec le jeune Al Grainger et vit par procuration à travers les livres, en particulier l’œuvre de Lewis Carroll. Ce jeudi soir, jour du bouclage, doc donnerait tout pour une information palpitante, pour qu’il arrive quelque chose. Les événements qui surviendront au cours de la nuit vont dépasser toutes ses espérances et même défier l’imagination.
Ce livre constamment réédité est l’un des plus célèbres de Fredric Brown Fredric Brown , un parfait condensé de son univers, à la frontière entre polar, fantastique et humour. La nuit du Jabberwock est un chef-d’œuvre de la littérature, un roman total, un trésor de bibliothèque à côté duquel on ne peut passer.

Mon avis : J’ai découvert Fredric Brown Fredric Brown au début des années 80 avec un volume des défuntes édition NéO. Lequel ? Aucune idée ! Mais je sais qu’à partir de ce moment-là, je n’ai eu de cesse de lire tout Fredric Brown Fredric Brown . Polar, SF. Du fantastique ? Il en a fait aussi. Car doit-on vraiment considérer le roman Martians Go Home ! comme de pure SF ?

Bref. J’ai lu La nuit du Jabberwock dans une édition J’ai Lu achetée d’occasion à la fin des années 80. Il y a plus de trente ans, quoi ! Le trouver il y a peu dans sa première édition française m’a donné envie de le relire et de le redécouvrir. Il est génial.

N’en déplaise à certains, il n’y a rien de fantastique dans ce roman policier bien tordu. Bien sûr, l’un des protagonistes disparaît, et comme joue le rôle d’un personnage inspiré des œuvres de Lewis Carroll, il est tentant de considérer l’existence d’une touche de fantastique. Mais le narrateur, héros de cette aventure meurtrière, n’épilogue pas sur les tenant et aboutissant de l’enquête de police qui suit cette nuit mouvementée. Ha ! s’il pouvait ce passé quelque chose dans la nuit de jeudi à vendredi ! Et le jour où il se passe enfin quelque chose, notre héros est à deux doigts de le regretter.

Et le héros justement ! Un journaliste, alcoolique, passionné des œuvres de Lewis Carroll et des échecs. Son côté alcoolique est peut-être un chouia excessif. Je n’ai pas compté combien de verres de Whisky il est sensé s’enfiler en une nuit, mais le total ne doit pas être loin des deux bouteilles. Si si ! Deux bouteilles. C’est un personnage de roman, ce n’est pas grave. Et malgré la quantité de whisky ingurgité il est encore capable de conduire, se battre et surtout réfléchir.

Un mystère Un mystère subsiste : pourquoi la première édition porte-t-elle le titre de Drôle de sabbat ?

En bref : Un grand roman policier avec une bonne dose d’humour. Mais attention, ce n’est pas non plus la franche rigolade. à lire absolument. Et je le relirai.

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