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John Dickson Carr : Blind Man’s Hood

vendredi 10 juin 2022, par Denis Blaizot

Auteur : John Dickson Carr

Titre original : Blind Man’s Hood (1955 1955 )

Titre français : Colin-maillard

Résumé :

Un couple arrive chez des amis pour y fêter noël. Ils ont la surprise de découvrir la maison vide, porte d’entrée grande ouverte. Tout à coup une jeune femme leur apparaît, tenant à la main un petit sac de lin, vide. Elle leur raconte une histoire, son histoire, un drame survenu dans cette maison il y a de très nombreuses.

Ce fut un accident, mais son amant, témoin, aurait pu la sauver. Il n’en a rien fait la laissant brûler vive. Quelques années plus tard elle est vengée lors d’une partie de Colin-Maillard. Le témoin de l’accident a poursuivi sa vie comme si de rien était. Jusqu’à qu’il soit mystérieusement tué alors qu’il portait ce sac de toile sur la tête pour participer à ce jeu bien innocent. Depuis, les occupants la maison la déserte le soir de noël pour ne pas risquer de reproduire le même événement.

PLANÈTE , coll. Les Chefs-d’oeuvre Dépôt légal : 1965

Mon avis : Aussi surprenant que cela puisse paraître, je ne découvre l’œuvre de john Dickson Carr que cette année. Et par des chemins bien détournés.

Cette nouvelle a été publiée pour la première fois en 1937 1937 dans The Sketch. Mais c’est en feuillant les numéros de Fantasy and Science fiction Magazine 1955. Pour moi, Dickson Carr était un auteur de polar. Que faisait-il dans une revue comme celle-là ? Pourquoi pas dans Weird Tales ? Il y aurait eu sa place aussi. Car cette nouvelle n’est pas un polar, mais une nouvelle fantastique.

Elle a déjà été publiée en français en 1956 1956 dans le magazine fiction( puis, la même année dans le numéro 8 de Fiction-collection) Enfin, on la retrouve en 1965 1965 dans Les chefs-d’œuvres du crime aux éditions Planète. Peut-être a-t-elle était reprise dans l’intégrale parue aux éditions Le Masque Le Masque , mais pour le savoir, il faudrait avoir les volumes dans les mains.

Les éditeurs français ont choisi le titre « Colin-maillard de mort ». Tant qu’à faire, je l’aurais plutôt appelée « Colin-Maillard mortel ». Mais je trouve que « Colin-maillard » est bien suffisant. que peut-on dire de l’histoire sans gâcher votre plaisir de lecteur potentiel ? Je me contenterai de dire que c’est le spectre de la jeune femme victime de l’accident mortel qui raconte au rédacteur tous les éléments de cette sordide affaire. Elle laisse entendre, mais sans l’affirmer, que c’est elle qui a tué son amant quelques années après sa propre mort et qu’elle hante cette maison tous les soirs de réveillon de Noël depuis lors.

Pour conclure, je dirai que j’ai bien aimé cette histoire de spectre vengeur, mais que le style de l’auteur a un peu vieilli. toutefois, le modifier suffisamment lors d’une traduction serait trop modifier l’œuvre. L’auteure étant décédé en 1977 1977 , il me faudrait peut-être tenter une lecture d’un roman ou d’une nouvelle plus récents pour vraiment me faire une idée. j’essaierai, si l’occasion se présente.