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Fiction N°108 — Novembre 1962

dimanche 2 juin 2019, par Denis Blaizot

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Fiction N°108
Novembre 1962
Éditions OPTA

Sommaire :

  • Poul Anderson   : Le peuple de la mer
  • Fritz Leiber : La grande caravane
  • Gérard Klein : Le vieil homme et l’espace
  • Robert A. Heinlein : La mère célibataire
  • Arthur C. Clarke   : Quand Saturne se lève
  • Jean Ray   : Irish Whisky
  • Idris Seabright : Eithné
  • Jorge Luis Borges : Abenhacan el Bokhari mort dans son labyrinthe
  • Fereydoun Hoveyda : La manne du ciel
  • Richard Matheson : Moutons de Panurge
  • Montague R. James : La chambre N°13

Plus, bien sûr, toutes les rubriques habituelles.

Mon avis : En plaçant dans mes bagages le roman de Poul Anderson : La route étoilée , j’ai pensé varier les plaisirs en n’emportant d’autres titres de cet écrivain. Mais voilà ! J’ai aussi pris le N° 108 de la revue Fiction. Me voilà donc en train de lire un deuxième texte d’Anderson dans la même semaine. Après tout, je n’avais qu’à regarder le sommaire ;-)

Mais à part ça, que dire du peuple de la mer ? Déjà, son contexte. Alors que la route étoilée m’avait entraîné à l’autre bout de la galaxie dans une civilisation pan-galactique, me voilà avec cette nouvelle de retour sur Terre. Très longtemps après une guerre nucléaire, l’humanité se reconstruit doucement un avenir. Le peuple de la mer tente le plus discrètement possible d’interférer dans l’évolution et les affaires des autres nations pour faire avancer l’humanité dans qu’il pense être le bon chemin. Mais en ont-ils vraiment le droit ? Voilà donc un texte très agréable à lire qui plutôt bien vieilli. À lire.

Fritz Leiber : nous sert avec La grande caravane un petit texte bourré d’étrange et de lyrisme. Je l’ai très apprécié.

Gérard Klein... J’ai commencé la lecture de son texte. Bon, il est vrai que le texte de présentation ne m’a donné envie d’aller plus loin. Mais n’en déplaise à celui qui a écrit cette présentation il s’agit bien d’une fiction assimilable à une nouvelle. Et, décidément, le style de G. Klein ne doit être pour moi. J’ai, en attente dans un coin de ma bibliothèque, Le livre d’or de Gérard Klein. Je pense qu’il va y rester.

Je ne sais pas si j’ai lu du Heinlein avant La mère célibataire mais voilà une nouvelle de paradoxe temporel menée tambour battant qui me donne envie de découvrir son œuvre.

Que dire de Quand Saturne se lève ? Bah ! que c’est du Arthur C. Clarke   . On n’a pas tout dit mais ça peut suffire. Elle est très bien écrite. Cohérente. Un régal sans être ma préférée de cet écrivain [1].

Je ne vous dirai rien de plus de Irish Whisky que ce que j’en ai déjà dit en chroniquant Les contes du whisky dont il est la première nouvelle. Je l’ai lue pour la première fois il y a environ 35 ans et toujours autant de plaisir. Du grand art.

La nouvelle de Idris Seabright, Eithné, est très déconcertante. Pendant les deux premiers tiers on cherche le fantastique, l’étrange, la science-fiction. Et tout vous tombe dessus au dernier moment. Alors si vous en entamez la lecture, accrochez-vous. Elle vaut pour la fin.

Jorge Luis Borges ne m’a pas convaincu avec sa nouvelle Abenhacan el Bokhari mort dans son labyrinthe. Menée façon enquête à la Harry Dickson ou à la Sherlock Holmes, je ne sais trop, elle est à mon goût barbante... mais très bien écrite.

Fereydoun Hoveyda est un écrivain d’origine syrienne qui n’a pas été très prolifique. Une dizaine d’œuvre sont inventoriées sur sa page wikipedia. Et vu les titres, il était improbable que je le connaisse avant de découvrir La manne du ciel. Mais ce n’est pas cette nouvelle d’une page et demi qui me fait vraiment découvrir son travail d’écrivain. Lecture à peine commencée et déjà finie. Sans compter que je n’ai trouvé aucun intérêt à « l’histoire ».

La nouvelle de Richard Matheson, Moutons de Panurge, est à peine plus longue. Mais quel plaisir. Du vrai Matheson. De celui qu’on lit et relit volontiers.

Je ne connaissais pas Montague R. James. Mais sa chambre N°13 me donne envie de plonger dans son œuvre.. s’il y a d’autres titres à classer dans le fantastique bien sûr. Car cette nouvelle ressort de ce genre sans contestation possible. Elle ne dépareillerait pas dans un recueil de nouvelles de Jean Ray  .

En bref : À lire. même si certaines pages peuvent manque sans que se soit gênant... si vous voyez auxquelles je fait allusion ;-)

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[1Tiens ! Je m’aperçois que je n’ai pas fait de page récapitulant tout ce que j’ai lu de cet écrivain britannique qui est considéré par beaucoup comme le premier à avoir pensé aux satellites géostationnaires et à l’ascenseur spatial. Pour l’ascenseur, c’est discutable puisque dans son roman Les exilés de la Terre André Laurie imagine que ses héros commencent par avoir l’idée d’un ascenseur reliant la Terre à la Lune avant de passer à une autre idée tout aussi farfelue et irréalisable.. Peut-être même un peu plus.