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Isaac Asimov : Quand les ténèbres viendront

mardi 25 août 2015, par Denis Blaizot

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Quand les ténèbres viendront
Intégrale

Titre original : Nightfall and Other Stories
Éditeur : Denoël
Collection Lunes d’encre
Parution : 04-06-2014
576 pages, 140 x 205 mm
ISBN : 9782207117972

Présentation de l’éditeur : Lagash est une planète extraordinaire dont les habitants ne voient jamais la nuit puisque leur système solaire est composé de six soleils. Or, voici venir un événement terrifiant : le crépuscule tombe sur Lagash. Des six soleils, il ne reste plus que Bêta à briller, lequel commence à faiblir singulièrement. Dans quelques heures, les ténèbres viendront, et avec elles la fin de la planète, prétendent les savants. Mais pourquoi les habitants de Lagash ne supporteraient-ils pas la nuit ? Auraient-ils si peur des étoiles ?

Voici, pour la première fois en France, l’édition intégrale en un seul volume de Nightfall and Other Stories, souvent considéré comme le meilleur recueil d’Isaac Asimov. Une somme qui permet de découvrir ou redécouvrir l’extraordinaire talent de ce géant de la science-fiction.

Contenu du recueil :

  1. Quand les ténèbres viendront (Nightfall)
  2. Taches vertes (Green Patches / Misbegotten Missionary)
  3. Hôtesse (Hostess)
  4. Y a-t-il un homme en incubation... ? (Breeds There a Man ...?)
  5. Vide-C (The C-Chute)
  6. En une juste cause... (« In a Good Cause— »)
  7. Et si... (What If…)
  8. Sally (Sally)
  9. Les Mouches (Flies)
  10. Personne ici, sauf... (Nobody Here But—)
  11. Quelle belle journée ! (It’s Such a Beautiful Day)
  12. Briseur de grève (Male Strikebreaker / Strikebreaker)
  13. Introduisez la tête A dans le logement B (Insert knob A in hole B)
  14. Le Sorcier à la page (The Up-to-Date Sorcerer)
  15. Jusqu’à la quatrième génération (Unto the Fourth Generation)
  16. L’Amour, vous connaissez ? (What Is This Thing Called Love ? / Playboy and the Slime God)
  17. La Machine qui gagna la guerre (The Machine That Won the War)
  18. Mon fils, le physicien (My Son, the Physicist !)
  19. Les Yeux ne servent pas qu’à voir (Eyes Do More Than See)
  20. Ségrégationniste (Segregationist)

Mon avis : J’ai profité que ce soit un recueil de nouvelles pour intercaler bien d’autres lectures entre ses pages. Bilan : plus de six mois pour le finir et une chronique pas facile à écrire. En effet, certaines nouvelles sont remarquables et d’autres passent totalement inaperçues. Pour certaines de ces dernières d’ailleurs, il faut savoir que ce sont des nouvelles d’Isaac Asimov. Je ne vais pas faire une chronique nouvelle par nouvelle comme cela a pu m’arriver. Je vais simplement pointer celles qui m’ont le plus accroché et celle qui m’ont le moins intéressé.

Quand les ténèbres viendront est un bel exercice de style. Au vu de ce qu’il s’y passe — je ne parle pas du grand événement qu’est le coucher de toutes les étoiles de ce système stellaire sextuple au milieu duquel gravite une improbable planète, mais de ce qui arrive aux personnages centraux— je trouve qu’elle est trop longue pour une nouvelle. Et il aurait fallu donner beaucoup plus de « texture » au protagonistes pour en faire un roman.

Taches vertes est amusante. Une espèce consciente veut envahir la Terre en jouant au passager clandestin. Malheureusement pour elle, elle choisi très mal l’endroit ou elle se cache. Très bonne nouvelle.

Que dire d’Hôtesse sinon que je ne m’en souviens pas vraiment. L’hôtesse en question est l’épouse d’un policier qui accueille chez lui le temps d’une enquête un extra-terrestre qui cherche à comprendre pourquoi les siens sont devenus mortels depuis qu’ils sont entrés en contact avec les terriens. Intéressant, mais pas très captivant.

Bien que basée sur idée des plus originale, Y a-t-il un homme en incubation... ? ne m’a pas plu. Et je n’en dirais pas plus car elle ne m’a laissé quasiment aucun souvenir.

Vide-C est une nouvelle sur le courage, l’abnégation et le don de soi. C’est du moins ce que j’en ai retenu... en plus du fait qu’elle paru d’une autre époque (rien d’étonnant vu son année de publication, mais pas si fréquent chez Asimov)

En une juste cause... Euh !!!!

Et si... ? Pareil. :-)

Sally est une gentille histoire de véhicules entièrement automatisés grâce à des cerveaux positroniques (mais si. Vous savez bien. Ceux qui équipe tous les robots du cycle de Fondation) dans laquelle un méchant veut absolument s’approprier les dits cerveaux pour les installer dans d’autres véhicules pour les revendre sans se préoccuper du bien-être de ceux-ci. J’ai lu quelque part que cette nouvelle avait penser au chroniqueur à la fois à Christine, le célèbre roman de Stephen King et à Terminator pour la fin. Je ne valide pas. En effet, dans Christine la voiture est peut-être pensante, mais certainement pas équipée d’un cerveau artificiel et nous n’avons pas ici le retour possible du méchant puisque le méchant est prisonnier d’un bus dont le cerveau fou a décidé de se suicider en emportant son passager dans la tombe. C’est du moins mon interprétation.

Les Mouches ne pouvait que me faire penser à la pièce homonyme de Sartre. Mais pas d’histoire familiale complexe entachée de meurtre. Non. Juste un homme que les mouches suivent partout. Idée sympa, mais nouvelle sans grand intérêt.

Personne ici, sauf..., Quelle belle journée !, Briseur de grève, Introduisez la tête A dans le logement B, Le Sorcier à la page... Euh !! Comment dire ? Je n’en dirai rien, car, les ayant pourtant lue il y a peu, je ne m’en souviens guère. Juste que Briseur de grève traite des relations inter-caste dans une société compartimentée en groupes sociaux très fermés. Et Le Sorcier à la page, une histoire de philtre d’amour dont l’usage « merde » lamentablement. Amusante.

Jusqu’à la quatrième génération est surprenante. Un petit conte sur les origines familiales et l’envie pour beaucoup d’humains de savoir ce que deviendrons leurs descendants.

L’Amour, vous connaissez ? a été écrit pour moquer un article pleine de mauvaise foi paru dans playboy sur la science-fiction. Amusante. Elle m’a d’ailleurs fait pensé à l’humour de Fredric Brown

La Machine qui gagna la guerre est bien ficelée mais je n’y ai pas trouvé grand intérêt.

Mon fils, le physicien m’a aussi fait pensé à l’humour de bien des nouvelles de Fredric Brown. Parfois, trop plongé dans des problèmes complexes, on ne sait plus appliquer des solutions simples.

Les Yeux ne servent pas qu’à voir est très poétique et je comprend que playboy (encore eux) l’ai refusée.

Ségrégationniste nous met en face d’un problème classique du comportement humain. Il y a ceux qui pensent que les autres sont mieux qu’eux et qui les jalousent. Et ceux qui tiennent à leur identité. Surtout ne pas rater la fin.

En bref : Ben moi qui avait peur de ne rien avoir à dire :-). Voici donc un recueil à ne pas rater de Isaac Asimov, même si certaines nouvelles sont un peu faible. Mais une nouvelle un peu faible de cet écrivain est souvent meilleure que les meilleures nouvelles de certains autres. À lire, donc !

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