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Poul Anderson : La patrouille du temps

jeudi 18 juin 2020, par Denis Blaizot

Auteur : Poul Anderson
Titre français : La patrouille du temps
Titre original : Guardians of Time (1960)
Éditeur : Marabout (Bibliothèque Marabout - Science fiction n° 232)
Année de parution : 1970

Quatrième de couverture :

Le cours de l’Histoire n’est pas immuable. Quel aspect aurait le monde si les Chinois avaient découvert l’Amérique avant Colomb ?.. Si les Phéniciens l’avaient emporté sur Rome ? Mais, au prix de vertigineux voyages dans le temps, les hommes du futur veillent, à notre insu, au parfait déroulement des événements. Leurs patrouilles sillonnent le passé, corrigeant les effets du hasard, écartant les précurseurs indésirables et ordonnant les faits selon un plan établi depuis toute éternité...

Un petit extrait :

Un mince jeune homme au visage sombre s’agitait non loin, s’efforçant d’arracher la javeline qui lui avait transpercé l’estomac. C’était un cavalier carthaginois, mais le paysan romain assis près de lui, à regarder sans y croire le moignon de son bras, ne lui accordait aucune attention.

Sommaire :

  • La Patrouille du temps (Time Patrol)
  • Le Grand roi (Brave to Be a King)
  • Échec aux Mongols (The Only Game in Town)
  • L’Autre univers (Delenda Est)

Mon avis : J’ai lu pas mal de commentaires sur ce livre bien avant d’en entamer la lecture. Dont le plus drôle est sans doute : Un roman qui tente d’atteindre la qualité et la renommé de ceux de Connis Willis, mais sans y parvenir. [1] Ah ! Ça, c’est beau : reprocher à un livre publié en 1960 d’être une pâle copie d’œuvre écrites trente ans plus tard ! Très fort, ce lecteur qui compare deux œuvres sans prendre la peine de comparer les années d’édition respectives :-) .

M’enfin ! Ce n’est que très rarement l’avis des autres qui me fait lire ou ne pas lire un livre. Non. Simplement, allez savoir pourquoi, je ne me suis attaqué à l’œuvre de Poul Anderson (mort en 2001, à l’âge de 74 ans, tout de même).

Pour préparer cette chronique, j’ai voulu citer les œuvres de cet écrivain que j’avais déjà lues. Et j’allais citer La troisième race, premier roman que j’ai lu de lui. Suivi de La route étoilée, quelques mois plus tard. Mais je m’aperçois qu’en fait ma première lecture a été La patrouille du temps dans Les 20 meilleurs récits de Science-Fiction. Ben si ! Et je n’en avais rien dit. Elle ne m’avait donc pas marqué. [2]. Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, je dois dire que je ne suis pas enthousiaste. J’ai encore un ou deux titres de cet écrivain dans ma bibliothèque [3] et je les lirai. Il n’est pas dans mes habitudes de revendre des livres avant de les avoir lus, mais pour tout dire, mon envie de découvrir ses œuvres est retombée comme un soufflet. Ce n’est pas moi qui me procurerai les trois autres volumes de la série des patrouilleurs du temps. Je dis ça ! mais si je les trouve dans une foire aux livres à moins d’un euro pièce...

Mais qu’est-ce qui m’a déplu ? Rien de particulier. Je n’ai pas été réceptif à ce qu’il avait à raconter. La dernière est plus accrocheuse et m’a davantage plu. Par contre j’ai peiné avec Le Grand roi et Échec aux Mongols. Et non, ce n’est pas parce que ç’a été écrit entre 1955 et 1960 ! J’ai lu des trucs plus vieux avec plus d’entrain.

En bref : Un classique de la SF qui pour moi ne nécessite pas particulièrement le détour.

à noter : les nouvelles éditions incluent Les Chutes de Gibraltar (1975, Gibraltar Falls) de Poul et Karen Anderson.

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[1J’ai fait un copié/collé ;-)

[2J’ai également lu Gangsters légaux, dans Fiction N°50 — janvier 1958 et Le peuple de la mer dans Fiction N°108 — Novembre 1962

[3La reine de l’air et des ténèbres et Fatum