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Catherine Dufour : Je ne suis pas une légende

samedi 11 avril 2020, par Denis Blaizot

Auteur : Catherine Doufour
Titre français : Je ne suis pas une légende
Éditeur : Le Bélial’
Année de parution : 2011
ISBN : 978-2-84344-304-6

Quatrième de couverture :

A l’époque ou Malo rencontra son premier vampire, il frôlait la dépression.
Après deux ans de bons et loyaux services en tant que Life Time Value Manager chez Johnson & Johnson, une persistante absence de cravate doublée d’une regrettable propension à quitter le bureau en sifflotant sitôt son travail bouclé lui avait valu une mise au placard définitive. Dans les premières semaines de sa relégation, il essaya d’inverser la vapeur : il mit une cravate noire imprimée de petits ours rouges et passa de longues heures supplémentaires près de la machine à café.
Peine perdue.
Il était trop tard.

Mon avis : Heureusement, ce n’est qu’une nouvelle d’une huitaine de pages. Mais c’est déjà de trop. Pourtant... 32000 caractères espaces compris... Alors pourquoi j’ai lu ça ? Non, pas ÇA, ça ! Parce que Le Bélial’ a la bonne idée d’en faire cadeau. C’est gratuit alors j’ai pris. J’aurai dû vérifier si j’avais déjà lu quelque chose signé Catherine Dufour. Dans ce cas, j’aurai retrouvé ma recension de Utopiales 2012 au sommaire figurait Un temps chaud et lourd comme une paire de seins que je n’avais pas aimé. Et j’aurais passé mon tour.

Mais voilà ! J’ai lu ça !

Mais qu’est-ce que je lui reproche me direz-vous !

Pas le thème, qui fait référence à l’excellent roman de Richard Matheson Je suis une légende et dont cette nouvelle se veut une sorte de contre-point ; pas la trame, qui est plutôt bien ficelée, mais ce genre de chose :

  • une personnalité aussi obtuse qu’un angle aigu ;
  • Elles ont du noir sur le menton. Rewind, play. Du noir sur le menton, les cheveux en bataille. Rewind, play : elles s’éloignent en secouant la tête, le dos voûté. Rewind, play : derrière elles, la cabine se referme. Pause. Rewind, play, pause.
  • Malo fuma sa cigarette d’un air farouche, s’attendant à ce que lève en ses tripes,
    comme une farine d’ennui qu’insémine un levain d’horreur, il ne savait trop quel sentiment d’exaltation horrifiée, quelque sensation d’immonde liberté, quelque excitation obscure d’être le héros involontaire de la Fin du Monde. Et non.

Et il y en d’autres, mais je ne vais pas la relire une deuxième fois pour vous en faire une liste exhaustive.

En bref : C’est le deuxième texte de Catherine Dufour que je lis et, cette fois j’en suis certain, on ne m’y reprendra plus.

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