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Robert Sheckley : L’espion du dimanche

vendredi 30 juillet 2021, par Denis Blaizot

Auteur : Robert Sheckley Robert Sheckley Robert Sheckley (1928 - 2005) fut un écrivain prolifique : 24 romans de science-fiction, 9 polars et un nombre important de nouvelles (plus de 10 recueils).
Titre français : L’espion du dimanche
Titre original :The Game of X (1965 1965 )
Éditeur : Albin Michel
Année de parution : 1968 1968
ISBN : n/a

Quatrième de couverture :

Peut-être vous êtes-vous déjà posé la question : « Comment devient-on agent secret ? »

La réponse que reçut le héros de L’Espion du dimanche, William P. Nye, était beaucoup trop simple : Il suffisait d’être introduit dans la filière par un ami qui s’y trouvait déjà (aucune épreuve d’endurance, pas de leçons de karaté, de plus on ne lui posa pas de questions). Qu’il suive les instructions et tout irait bien !

A partir de cet instant, vous pouvez dire « à vos souhaits » à l’espion qui venait du froid et attacher vos ceintures pour suivre M. Nye. Il se retrouva tout simplement le superman du racket des espions, du jour au lendemain, l’homme doté d’une réputation si terrifiante que les agents ennemis tremblaient à la seule mention de son nom.

C’est ainsi que se trouvant face à Forster (espion des plus dangereux, spécialiste en armes à feu, armes anciennes et expert dans la remise à neuf des salles de torture), il pensa découvrir un adversaire à sa taille…

Voici, de mémoire d’agent secret, l’aventure la plus merveilleusement enchevêtrée qui soit, se déroulant de Paris à Venise parmi des intrigues dont doit rêver la nuit certain 007. Tueurs semi-professionnels, hommes-grenouilles et gondoles, une Mata-Hari de Hunter College, ce n’est là qu’une faible partie des protagonistes d’événements que le pauvre William P. Nye doit affronter.

Mon avis : Ça ! C’est du grand Sheckley ! Dans la même veine que Chauds, les secrets ! mais avec le côté SF, non pas par le type d’histoire, mais par le ton. En effet, comme dans Chauds, les secrets ! le héros n’est pas un pro de l’espionnage, et comme dans Chauds, les secrets ! il s’en tire haut la main... peut-être encore mieux. Le héros a un faux air de 007, mais avec le côté lourdaud d’un Austin Powers ou d’un Johnny English. Mais pourquoi s’en tire-t-il ? Parce c’est le héros. D’ailleurs, on lui a dit : il est l’agent X, celui qui est capable de tout. Bon lui M. Nye est capable du pire comme du meilleur. Piloter un avion ? Pourquoi pas ? Se battre à la hache à double tranchant ? Mais bien sûr... même s’il faut compter sur la maladresse du héros et la malchance de son adversaire.

En bref : Un excellent moment de lecture que je vous conseille, même si c’est raconte à la première personne du singulier et si les dialogues ne sont pas identifiés par des quadratins mais seulement par des guillemets.

Autre couverture :

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