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John Brunner : Double, Double

vendredi 25 avril 2014, par Denis Blaizot

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Double, double
Albin Michel
Super + fiction
1981

Éditeur : Albin Michel (Collection Super+fiction N°12)
Année : 1981

Quatrième de couverture : « Un instant, dit le sergent Branksome. Chaque fois que cette... chose se nourrit, elle prend une nouvelle forme. Exact ?
— Il y a lieu de le penser, admit le docteur Reedwall de la Station de Recherches marines.
— Et cette nouvelle forme est... est double ?
— Cela expliquerait tout, très convenablement, n’est-ce pas ? »
Le docteur Innis se dressa d’un bond. L’horrifiante vérité de la situation était à présent effroyablement claire. « .Si cette chose peut absorber la faculté de parler et de raisonner en même temps que la forme humaine il suffira de quelques repas de plus pour que ces monstres doubles soient munis de tout ce dont ils besoin : la parole, l’entendement, tout... Pour se faire passer pour des êtres humains... »

Mon avis : Sans doute l’un des meilleurs romans de John Brunner (1934 - 1995).
Très bien écrit comme d’habitude, même si quelques-uns relèveront des lourdeurs peut-être en partie imputables à la traduction. Cette histoire de monstre d’origine marine métamorphe est portée par un ensemble de personnages riches en couleurs. On y retrouve, je pense, l’ambiance des petites villes de provinces anglaises de la fin des années 60.
Et me voilà bloqué par le classique syndrome du livre qu’on a apprécié : Que peut-on en dire pour aller plus loin que le simple « il est bien » ? Je voudrais pas donner de détails sur la trame.
Peut-être un léger inventaire des personnages ?

  • Une vieille folle, habitant une maison en ruine, qui se prétend duchesse.
  • Un journalisme de seconde zone qui voudrait bien sortir de la médiocrité. Je ne révèle pas grand chose en disant qu’il se suicide.
  • Un jeune scientifique désagréable que personne ne regrettera
  • Un jeune policier et sa fiancée
  • Un sergent de police usé.
  • Un inspecteur épuisé.
  • Un psychiatre.
  • Un groupe de pop excentrique
  • etc.

Que des personnages qui interpellent.

Une dernière petite chose, l’auteur aurait pu être inspiré par la nouvelle de son compatriote H.-G. Wells : Les pirates de la mer. Mais peut-être sont-ce tout simplement les côtes du Kent qui inspirent ce genre d’idée.

En bref : Un roman qui se laisse lire. Que dis-je ? Bien mieux que cela. Un roman qui ne demande qu’à être lu. Dévoré de la première à la dernière page. Je vais me forcer à lire autre chose avant d’attaquer un autre roman de cet écrivain.

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