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Peaux-épaisses

vendredi 7 mai 2021, par Denis Blaizot

Histoire originale : Laurent Genefort Laurent Genefort Né en 1968, Laurent Genefort se consacre aux littératures de l’Imaginaire depuis l’âge de vingt ans. Il est alors le plus jeune auteur de la mythique collection « Anticipation » dans laquelle il écrira une vingtaine de romans. À son départ du Fleuve Noir, il inaugure le premier volet d’un livre-univers avec la parution d’Omale, considéré comme l’un des plus grands cycles de la science-fiction française. Plus récemment, il a publié Hordes, une trilogie de dark fantasy chez Bragelonne et participé à la création d’un jeu vidéo pour le compte d’Ubisoft. Avec le Sang des Immortels, il nous propose une fantastique réécriture de la quête du Graal, dans un univers riche et exotique qui n’est pas sans rappeler un certain Avatar.

Scénario : Serge Le Tendre

Dessin : Pasquale Frisenda

Illustration de couverture : Gérald Parel

Titre français : Peaux-épaisses

Éditeur : Les humanoïdes associés

Date de parution : 12 mai 2021 2021

104 pages - 24.0 x 32.0 cm - Couleur

ISBN : 9782731697858

Prix : 22,00 €

Quatrième de couverture :

Les Peaux-Épaisses sont des humains génétiquement modifiés pour travailler dans l’espace sans scaphandre. Lark est un ancien peau-épaisse, devenu mercenaire après s’être fait retirer sa peau aux propriétés exceptionnelles. Lorsqu’il reçoit un message codé de son ancien clan, il n’hésite pas une seconde et se lance à leur recherche, aidé de Windy, une étudiante en anthropologie. Il comprend qu’ils ne sont pas les seuls sur les traces du clan : un groupe de mercenaires les piste également. Débute alors une traque haletante qui sera l’occasion pour Lark de renouer avec son passé.

Mon avis : Cette BD est l’adaptation du roman Les peaux-épaisses que je n’ai lu que récemment — en début d’année pour tout dire. :-) — et ça m’a paru une aubaine de lire la BD dans la foulée. Lecture faite, je n’en suis plus si sûr.

En effet, cette lecture du roman n’est pas assez ancienne pour qu’il ne me reste à l’esprit que de vagues images et plus assez fraîche pour que je puisse critiquer la corrélation entre roman et scénario. Il y a quant même quelques petites choses qui ont changé. Le héros, Lark, ne part pas à l’aventure seul. Mais première divergence, dans le roman il est accompagné par Anson, un jeune chercheur en anthropologie ; dans la BD il a changé de sexe et prend le nom de Windy. Pour avoir l’occasion de la dessiner à poil sous la douche ? En tout cas, ce n’est pas pour y greffer une histoire d’amour. Car si Windy et Lark manquent de s’embrasser, Anson tombe amoureux d’une jeune peau-épaisse. Et il est aimé en retour. Certaines scènes ont été coupées et les retrouvailles comme les combats sur la station ont été édulcorés. Il en manque. Et je pense qu’il aurait bien fallu une trentaine de pages de plus rendre intégralement le roman. Non pas que j’aurais voulu une restitution du roman dans son intégralité, mais plutôt que, telle qu’est la BD, c’est trop rapide... Une comparaison inconsciente entre les deux œuvres ? Peut-être.

Après le scénario, l’image. J’ai été surpris de découvrir que couverture et intérieur n’étaient pas du même dessinateur. Je ne sais pas si j’aurais apprécié toute la BD dessinée par Parel, mais la présence de planches non colorées en fin de volume me font dire que j’aurais préférer avoir tout l’album en N&B. Pourquoi ? Je ne pense pas que Stefani Renee ait fait du mauvais boulot. Les couleurs sont simplement trop claires pour donner une ambiance à la Blade Runner (le film). Elles seraient plutôt dans le style des albums de Valérian. Et je pense que l’histoire justifie plus les premières que les deuxièmes. Un dernier point, côté dessin cette fois-ci : je n’imaginais pas du tout les Peaux-épaisses avec cet aspect. Là, ils me font pensé à des humains qui auraient trop de peau — un peu comme des personnes ayant perdu beaucoup de poids et qui se retrouvent avec la peau qui pend — alors que je les imaginais plus avec une apparence de cosmonautes ou de scaphandrier moderne, légèrement anguleuse.

En bref : J’ai été heureux de découvrir cette version des Peaux-épaisses, même si quelques petites choses ne sont pas complètement à mon goût. Je pense d’ailleurs que je n’aurais pas eu le même ressenti si je n’avais pas lu le roman seulement 2 1/2 mois avant. Et encore ! L’éditeur a pris du retard. Vu la date de publication initiale, j’aurais la lire il y a déjà un mois.

Pour comparaison, la même planche en couleur dans l’album :

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