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Stanislas-André Steeman : Que personne ne sorte

mardi 9 novembre 2021, par Denis Blaizot

Auteur : Stanislas-André Steeman Stanislas-André Steeman
Titre français : Que personne ne sorte (Six hommes à tuer)
Éditeur : Marabout Marabout
Année de parution : 1963 1963

Quatrième de couverture :

D’abord le trou rond, aux bords roussis, dans la nappe... Adélia trouve très mal élevé qu’on écrase ses cigarettes à côté des cendriers. Et puis, quel désordre dans la salle à manger : assiettes sales, verres poisseux, chaises renversées même... Oh ! pas de doute, les amis de Jo - enfin de Luke, puisque c’est comme ça qu’ils l’appellent - ne sont pas des « gentlemen ». Mais il y a pis. La grande malle en osier qu’ils ont transportée dans la chambre d’amis, au milieu de la nuit, eh bien, elle bouge ! Adélia y a jeté un oeil ce matin et pas d’erreur : quelque chose remue à l’intérieur. Quelque chose qui cherche à en sortir...

Mon avis : Excellent ! C’est le premier mot qui me vient à l’esprit pour donner mon avis sur ce livre. Et, pour l’instant, mon préféré de Stanislas André Steeman. Bon d’accord, je n’ai pas tout lu. Et si j’ai presque l’intégralité de ses œuvres à la maison, je n’en lis que très rarement. Peut-être pour avoir toujours une découverte à faire :-)

De quoi s’agit-il ? Un thriller plus que d’un polar. Car s’il y a des morts, il n’y a pas d’enquête. Non. Le lecteur sait d’entrée de jeu qu’il doit y avoir six morts... et le chien. On ne sait pas si le chien meurt. Mais il fait partie des victimes collatérales. C’est une aventure de M. Wens, mais contrairement à l’assassin habite au 21, il n’enquête pas. Il tue. C’est l’un des grands patrons de Scotland Yard qui lui a donné le permis de tuer. Et six d’un coup ! Mais comment tuer six malfrats réfugiés dans une grande demeure écossaise, sans risquer de blesser leur otage ni passer un temps fou à leur courir après ? En leur envoyant un petit mot gentil pour les prévenir qu’ils sont surveillés par le Yard et qu"’ils ont tout intérêt à ne pas sortir... d’où le titre donné à se roman après la sorite de son adaptation cinéma.

À la lecture de ce cours roman, je n’ai pu m’empêcher de penser qu’il aurait fait un beau sujet pour l’équipe des Barbouzes et des tontons flingueurs. Mais l’adaptation ciné a été réalisée par une autre équipe. Je vais peut-être me laisser tenter malgré cela. On y retrouve Philippe Nicaud (M. Wens et tous ses avatars), Jacqueline Maillan(Adelia), Noël Roquevert (Rev. Murdoch, le père d’Adelia) — ce rôle doit lui aller à merveille — Jean-Pierre Marielle, Jesse Hahn — tiens lui en en était des Barbouzes — et bien d’autres. Vraiment cette histoire m’a bien plut et j’aimerais bien savoir ce que Ivan Govar (le réalisateur) en a fait.

En bref : Des morts, de l’action, des surprises, des situations parfois rocambolesques. J’en redemande. Et je ne peux que vous conseiller sa lecture. Enfin ! Si ne recherchez pas que les thrillers et polars dégoulinants de sangs et de violence gratuite. Quoi que ! Dans ce roman pour la violence gratuite... mais elle n’est pas sanguinolente et je pense que vous aurez du mal à vous identifier aux victimes.

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