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Robert Bloch : La quatrième dimension

dimanche 23 août 2020, par Denis Blaizot

Auteur : Robert Bloch
Titre français : La quatrième dimension
Titre original : Twilight Zone (1983)
Éditeur : J’ai lu
Année de parution : 1984
ISBN : 9782277215301

Quatrième de couverture :

La quatrième dimension ? Un royaume sans frontière, un univers crépusculaire, le domaine mystérieux de l’imaginaire où tout peut arriver. Bill n’a pas à se plaindre de la vie et cependant il déteste tout, absolument tout ! Avec tant de hargne et de rage qu’il se retrouve projeté dans un passé atroce, aux sources mêmes de sa haine... Tandis que son avion traverse une tempête, Valentin aperçoit un monstre accroché à l’un des réacteurs. Il est seul à le voir... Anthony, jeune fan des jeux vidéo, se découvre un pouvoir mental qui pourrait mettre le monde à sa merci...

En haut de la page titre, on peut lire :

Un roman en quatre parties de Robert Bloch/Première partie écrite par John Landis/Deuxième partie : histoire de George Clayton Johnson ; scénario de George Clayton Johnson, Richard Matheson, Josh Rogan/troisième partie : scénario de Richard Matheson d’après une histoire de Jerome Bixby/quatrième partie : scénario de Richard Matheson d’après une histoire de Richard Matheson

Mon avis : Pourquoi le mot roman est-il écrit sur la page de titre ? Mystère. En fait, il s’agit de quatre nouvelles
totalement indépendantes. Sa rédaction fait suite à la sortie en salles en 1983 du film éponyme. Nous avons donc à faire à quatre textes rédigés par Robert Bloch, avec le style de celui-ci quant à l’écriture, tirés des quatre scénarios écrits par d’autres, dont Richard Matheson. Et là, je retrouve le type de trame de ces écrivains-là.

Je n’ai jamais vu le film, n’ai vu certains épisodes de la série pour la dernière fois il y a bien 25 ou 30 ans. C’est donc totalement de mémoire que j’affirme que ces 4 nouvelles sont bien dans le ton de la série.

Ma préférée par sa morale est la première : un homme qui n’aime ni les juif, ni les noirs, ni les viets, se retrouve dans la peau de chacun d’entre eux l’un après l’autre. Va-t-il comprendre qu’il vit ce que chacun d’eux a subi quand les nazis, les membres du KKK ou les soldats américains pendant la guerre du Vietnam ont fait subir aux autres, à ceux que lui n’aime pas... sans autre raison que sa bêtise.

D’un autre côté, la dernière est charmante : un groupe de « petits vieux » découvre, grâce à un homme aux pouvoirs étranges, que l’important est garder l’esprit jeune à défaut de la jeunesse. Qu’il faut parfois choisir entre rester un enfant(physiquement et mentalement) et garder ses souvenirs d’adulte.

Pour les deux autres, si elles sont bien dans l’esprit de la série, elles m’ont moins plu.

  • Un homme victime d’une peur irraisonnée de l’avion, qui manque de provoquer un accident dramatique... à moins qu’il ne sauve l’avion d’une catastrophe provoquée par un monstre invisible. Allez savoir ! Tout est dans la psychologie du personnage central et la mise en place est trop lente à mon goût. Je l’aurait sans doute appréciée si elle avait été moitié moins longue.
  • Une enseignante cherche un sens à sa vie. Elle découvre un petit garçon aux pouvoirs fantastiques qu’elle entreprend d’éduquer pour qu’il maîtrise ses capacités étranges. Sympa, sans plus, et longue.

En bref : Si je n’ai pas vu les pages tourner pendant la lecture de la première et de la dernière nouvelles, j’ai bien failli passer des pages pour les eux autres. Ce qui me fait donner un avis positif sur ce livre, est bien que tous les textes sont parfaitement en accord avec l’esprit de la série. À lire donc.

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