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Mémorial Sherlock Holmes

jeudi 30 juillet 2020, par Denis Blaizot

Anthologistes : Jacques Baudou & Paul Gayot
Titre français : Mémorial Sherlock Holmes
Éditeur : Editions Terre De Brume (Terres mystérieuses)
Année de parution : 2003
ISBN :9782843621895
173 pages

Quatrième de couverture :

On le sait, Sherlock Holmes, le roi des détectives, l’amateur boulimique des mystères, l’immortelle créature de son immortel créateur, Sir Arthur Conan Doyle, s’il envahit l’existence et la création de son géniteur au point que ce dernier alla jusqu’à tenter de le tuer, n’en a pas moins suscité depuis sa naissance l’engouement d’une quantité incalculable de lecteurs et l’admiration de multiples écrivains dont un grand nombre a souhaité lui rendre la vie que l’abandon, puis la mort de Conan Doyle, lui avaient ôtée. Depuis sa dernière apparition publique officielle dans « Son dernier coup d’archet », on ne compte plus les textes d’auteurs aussi innombrables qu’éclectiques qui l’ont mis ou en scène ou pastiché.

Ce premier Mémorial Sherlock Holmes s’est voué à la découverte, ou redécouverte, des œuvres par lesquelles ces auteurs divers ont souhaité prolonger, dans leur propre écriture, le mythe. S’il s’agit parfois de pastiches — toujours savoureux — il peut tout autant s’agir de véritables recréations. C’est dans la masse de ces écrits « holmesolâtres » ou « holmesoplastes » que nous avons puisé la substance de cette anthologie, tout entière vouée à la célébration de l’hôte du 221 B Baker Street.

Au sommaire :

  1. Jacques Baudou & Paul Gayot : Introduction
  2. Arthur Porges : Le dernier coup d’archet de Miss Marple (Her Last Bow - 1957)
  3. Miles Kington : L’affaire du prince danois (The Case of the Danish Prince - 1974)
  4. Robert Lloyd Fish : L’énigme de Lotteries l’anormal (The Adventures of the Odd Lotteries - 1975)
  5. John Basil Boothroyd : Le fusil à air comprimé colonel Moran (The Air-Gun, Colonel Moran - 1954)
  6. OULIPOPO : Le vol du cormoran (1982)
  7. Rod Reed : La Lib ou la mort (Give Me Lib, or Give Me Death - 1973)
  8. Barry Perowne : Raffles sur la piste du chien (Raffles on the Trail of the Hound - 1975)
  9. Poul Anderson : Les joyaux de la couronne martienne (The martian crown jewels - 1958)
  10. P. A. E.  : Le fils de Sherlock Holmes (The End of Sherlock Holmes - 1927)
  11. Robert Barr : Le Grand mystère de Pegram (The Great Pegram Mystery - 1892)
  12. Bibliographie

Mon avis : Puisque les mots sont présents en surtitre de l’édition Terre de brume de cette anthologie, je vais commencer par un rappel des sens de Pastiche et Parodie.

  • Pastiche : Œuvre artistique ou littéraire dans laquelle l’auteur imite en partie ou totalement l’œuvre d’un maître ou d’un artiste en renom par exercice, par jeu ou dans une intention parodique.
  • Parodie : Texte, ouvrage qui, à des fins satiriques ou comiques, imite en la tournant en ridicule, une partie ou la totalité d’une œuvre sérieuse connue. [1]

Ceci peut expliquer en partie cela. Mais pourquoi les pastiches et autres parodies sont souvent médiocres... de mon point de vue :-) Et non, ce n’st pas parce que je suis un inconditionnel de Sherlock Holmes que je pense ça. De plus, ce ne sont pas les seuls pastiches disponibles. Et, vu leur nombre, je serais fort surpris d’apprendre que ce sont là les meilleurs.

Mais soyons honnête : Toutes ces nouvelles ne sont pas au même niveau. Les trois premières sont gentilles. La quatrième ne casse pas trois pattes à un canard. Ah ! La cinquième relève le niveau, mais ne m’a pas vraiment convaincu(surtout par les bas de pages. Je vous ai déjà dit que je déteste les bas de pages quand ils sont en trop grand nombres. Dans cette nouvelle, il faut en compter une moyenne de deux par page). La sixième ? Euh... Comment dire... La septième est plutôt bonne. Écrite en 1975, reprenant un personnage créé par le beau-frère de Doyle, elle présente un personnage plus proche d’Arsène Lupin que de Sherlock Holmes qui n’est qu’en arrière plan. Puisqu’il y est clairement présenté comme un personnage de fiction. En huitième position, nous trouvons une nouvelle de Poul Anderson. Plutôt bonne, elle aurait mérité d’être plus développée. Quant aux deux dernières.... Bah ! La dernière... Est-ce que je l’ai lue ? J’ai un doute. :-) Mais j’ai beau la relire, je n’arrive pas à m’en souvenir.

En bref : Je suis très déçu par cette lecture. Pour moi, seules les nouvelles de Perowne et Anderson valent le coup d’être lues. Ce n’est pas ce premier volume qui risque de me donner envie de lire la suite... parce qu’il y a une suite.

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[1Extraits des définitions proposées par le CNRTL.