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Keith Laumer : Le long crépuscule

mardi 28 mai 2019, par Denis Blaizot

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Le long crépuscule
Albin Michel
Super-fiction n°30
1978

Titre original : The Long Twilight (1969)
Titre français : Le long crépuscule
Auteur : Keith Laumer (1925 — 1993)
Éditeur : Albin Michel
Collection : Super-fiction   (N°30)
Année d’édition française : 1978  
Traducteur : Robert Latour

Quatrième de couverture :

Lors de la mise en service d’une centrale expérimentale de télétransmission d’énergie - premier pas vers la distribution universelle et gratuite d’énergie à toutes les machines de l’humanité -, une étrange tornade se forme sur l’Atlantique. En quelques heures, elle altère désastreusement les conditions météorologiques du continent américain et, s’étendant sans frein, elle plonge bientôt toute la ^planète dans une terrible et continuelle tempête.
Pendant que se déchaîne cette catastrophe, deux hommes singuliers entrent en action : un prisonnier fédéral qui semble avoir été détenu depuis plus d’un siècle, et un vagabond qui porte encore une blessure datant de la guerre de sécession. Le prisonnier s’évade, le vagabond retrouve miraculeusement sa jeunesse, et tous deux se dirigent vers la centrale. Tandis qu’ils s’en approchent, la police et l’armée tentent de les arrêter mais en vain. On découvre alors que ces deux hommes se sont déjà rencontrés en bien des époques, et bien des lieux, dans un duel qui a donné naissance à de nombreuses légendes de l’humanité.
Et ce sont ces hommes, nés il y a de longs siècles et sous une autre étoile, qui vont risquer leur vie pour sauver la planète étrangère devenue leur patrie.

Mon avis : Ah ! Encore un Keith Laumer à mon tableau de chasse ! J’avais été déçu par Ultimax, mais c’est pour l’instant le seul qui m’ait fait cet effet-là. Je retrouve avec Le long crépuscule le Keith Laumer du Cœur d’étoile ou de L’ordinateur désordonné. Je peux d’ores et déjà dire que j’ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture.

Je doit dire qu’un élément m’a, dès le début, rappelé quelque chose : deux extraterrestres quasi immortels qui vivent et se pourchassent sur Terre depuis des siècles. Après quelques recherches, je peux dire qu’il s’agit du roman de Wilson Tucker : Les Maîtres des âges.
Mais là s’arrête la ressemblance et il est inutile de chercher à accuser Tucker d’avoir repris l’idée de Laumer.

La trame de l’histoire « présente » est entre-coupée de chapitres « souvenir » qui résument les relations entre les deux protagonistes. Mais très le lecteur en arrive à la conclusion qu’ils ne sont pas seuls et qu’un troisième personnage, comme eux immortel, rôde autour d’eux et interfère pour le pire. Est-ce lui le grand méchant ? En tous cas, voilà un roman où l’action et les rebondissements ne manquent. Les producteurs d’Hollywood pourraient facilement l’adapter au cinéma pour en faire un de ces films d’actions modernes. D’ailleurs, certaines scènes rappellent des films catastrophes plutôt récents.

Donc les deux héros ont un but commun, mais pas les mêmes motivations. Ils se trouvent confrontés à des situations analogues : trouvent de l’aide parmi les humains : sont recherchés par la police et l’armée ; etc.

Je n’en dirais pas plus au risque de trop en dire et de gâcher le plaisir du lecteur potentiel.

Pour le plaisir : j’ai noté ceci à la page 118 : Cette moyenne augment lentement selon une courbe exponentielle décroissante... Si ! si ! C’est écrit. :-) Bon la suite du passage éclaire le lecteur, mais admettez qu’une augmentation décroissante... c’est pas fréquent. À part ça, les coquilles habituelles, fautes de frappes, mauvais choix de traduction,etc. Rien que de très normal.

En bref : J’ai beaucoup aimé et je vous le recommande. Il ne me reste plus qu’à faire le tour des bouquinistes, brocantes et vides-greniers pour trouver les autres titres disponibles en français que je n’ai pas encore... Ça va pas être de la tarte.

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