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Marcus Malte : Les Cow-boys

dimanche 6 juillet 2014, par Denis Blaizot

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Les Cow-boys
Les petits polars du Monde
(Saison 3)
2014

Quatrième de couverture :

Le téléphone a sonné. Plusieurs fois. On disait qu’il y avait un type en ville avec un lézard d’un mètre de long ou plus encore... et ça n’avait pas l’air d’un canular.
Même s’il n’est pas interdit de promener ce genre de bestiole en laisse, la population commençait à s’inquiéter. Alors le shérif a voulu voir lui-même, et la situation s’est compliquée.

Mon avis : Comme fréquemment, cette collection est pour moi l’occasion de découvrir un auteur de polar que je ne connaissais pas. Et plus rarement de mettre celui-ci dans la liste des auteurs à suivre ou à découvrir par ailleurs. C’est aussi fréquemment l’occasion de maugréer contre des illustrateurs dont je n’apprécie pas du tout le travail réalisé dans le fascicule.

Une fois n’est pas coutume, le travail d’André Juillard me convient parfaitement et est bien en phase avec l’ambiance que tend à rendre le texte.

Le texte, justement. Hé bien, le texte ne m’a pas paru aussi satisfaisant que les dessins. Le trait est tout aussi sûr, mais l’auteur n’a pas l’air de savoir quelle histoire il raconte. Je m’explique. La narration est claire et intelligible dans un français bien construit mais simple. Par contre, j’ai trouvé les personnages pas assez fouillés. Tous les ingrédients sont là mais ça n’a pas pris. Il manque le petit quelque chose qui permet au lecteur d’avoir le sentiment d’être au côté des personnages tout au long des pages. Idem pour la trame. Un certain nombre d’éléments sont mis en place sans que j’ai l’impression que quelque chose se construise. Une mammy centenaire téléphone à la police pour signaler le comportement de son voisin, puis on en entend plus parler. Des bouts de texte s’immiscent dans la narration sans paraître avoir de lien avec le reste du récit. Vous comprendrez le lien à la dernière page quand l’un des personnages est retrouvé pendu. Mais est dit, même pas sous-entendu.

En bref : Voilà donc un récit, riche de potentialités, qui passe à coté de l’un de ses objectifs : donner envie de lire d’autres œuvres de l’écrivain. Et c’est peut-être dommage. Son style est sympa, mais ce récit est bâclé ou pas achevé. À Voir. Donc, vu le nombre d’autres œuvres qu’il me reste à lire, je ne repasserais sans doute pas par la case Marcus Malte.

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Le dimanche, je lis des nouvelles et des novellas.