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Iain M. Banks : La sonate hydrogène

mercredi 25 décembre 2013, par Denis Blaizot

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Synopsis :

La Galaxie est peuplée d’un grouillement de civilisations plus ou moins avancées parmi lesquelles la Culture tient une très bonne place. Lorsqu’une de ces civilisations, humanoïde ou autre, atteint un très haut niveau de développement, elle choisit généralement la Sublimation, c’est à dire qu’elle accède collectivement à un niveau supérieur de l’être. Personne ou presque n’est jamais revenu pour en parler ou ceux, très rares, qui l’ont fait se sont montrés incapables d’en dire quelque chose d’intelligible.
Une forme de transcendance ? Peut-être. Mais physique puisqu’il s’agit de passer aux dimensions supérieures que nous annonce la théorie des cordes et dans lesquelles s’ouvriraient une infinité de possibles que les Non-Sublimés ne peuvent même pas imaginer.
Les Gziltes, humanoïdes, alliés de la Culture mais qui n’y ont jamais adhéré, ont atteint ce stade et se préparent à une Sublimation générale. Mais les choses ne sont pas simples. Malgré leur très haut niveau de civilisation, les Gziltes ont développé une espèce de complexe de supériorité : dans leur plus haute antiquité, un Livre Sacré leur promettant un destin manifeste leur a été remis par les Zihdren, une civilisation depuis Sublimée qui leur a servi de Mentor. Ce Livre Sacré avait une particularité : il contenait des prévisions scientifiques qui allaient se révéler exactes. De là à se considérer comme une espèce élue, il n’y avait qu’un pas que certains Gziltes ont franchi.
À la veille de leur Sublimation, un vaisseau Zihdren se présente qui doit délivrer un message. Il est détruit. Puis est détruit également le Quartier Général des Gziltes.
Tout cela ne concerne apparemment en rien la Culture. Mais quelques-uns de ses vaisseaux et de leurs Mentaux s’inquiètent du conflit possible et apprécient peu le funeste sort fait à l’envoyé Zidhren. Parmi les Gziltes eux-mêmes, certains veulent savoir la vérité. Une jeune Gzilte, Cossont, virtuose avec ses quatre bras (dont deux rajoutés) d’un improbable instrument de musique conçu pour exécuter une pièce célèbre réputée pour être presque injouable et selon certains inécoutable, la Sonate pour Hydrogène, est envoyée à travers la Galaxie remplir une mission impossible : retrouver la trace d’un humain, un certain QiRia, qui prétend être aussi vieux que la Culture et savoir quelque chose sur le Livre Sacré des Gziltes.

Mon avis : après la lecture de Transition et Les Enfers Virtuels, j’ai craint un moment que les choix de Iain M. Banks me détourne de cet auteur de science-fiction de première importance. Mais, non. Ces deux là ne furent qu’un hiatus dans l’ensemble de l’œuvre du maître (N’en déplaise à certains lecteurs qui ont aimer ces deux romans).

Heureusement, je retrouve pour ce dernier roman le style de narration de la plus grande partie des volumes constituant le cycle de La Culture. Une trame dynamique, des capacités technologiques un peu moins spectaculaires que dans certains autres romans de la série (il était temps. C’était parfois excessif.), des relations interpersonnelles relativement complexes, des cultures E.T. bien imaginées et bien décrites. L’auteur s’est permis un aparté de quelques pages pour expliquer les notions et principes des simulations. J’ai craint à ce moment de retomber dans les lourdeurs qui m’ont fait ne pas apprécier les deux précédents, mais non ; ce n’était qu’un passage. La narration est revenue très vite à l’histoire, et c’est heureux.

Malheureusement, Iain M. Banks nous a quittés dans le courant 2013 des suites d’un cancer. Il n’écrira plus. La sonate hydrogène est sa dernières œuvres de SF à avoir été publiée. Peut-être y aura-t-il, comme pour beaucoup d’autres écrivains, des fonds de tiroirs, des œuvres inachevées. À voir.

En bref : Une lecture que je vous conseille si vous aimez le Space Op. Sans être, à mon goût, le meilleur volume du cycle de la Culture, vous pouvez sans hésiter vous lancer dans sa lecture que ce soit pour découvrir cette saga ou pour continuer, comme moi, à lire cette écrivain de talent.

J’ai également lu de cet écrivain : tout ce qui est disponible en français... ou presque.

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