Accueil > Polars, Thrillers et romans noirs > Pierre Siniac : Carton blême
Pierre Siniac : Carton blême
dimanche 10 novembre 2013, par
Quatrième de couverture :
Une œuvre décapante de Pierre Siniac, l’écrivain jugé « incontournable » par Jean-Patrick Manchette, et dont la disparition en 2002 2002 a laissé le polar français orphelin.
Mon avis : J’ai redécouvert Pierre Siniac au détour des pages d’un album de nouvelles publié par le journal Le Monde en 1982 1982 . Le côté sombre et dépressif de Sinistrose (Folies d’infâmes, Série Noire Série Noire La collection Série Noire A été crée en 1945 avec un véritable démarrage en 1948. Depuis tous les grands noms du roman policier français et étranger y sont publiés. Limitée pendant de nombreuses années au format poche et à 250 pages, elle a longtemps accueilli des romans raccourcis pour l’occasion. Cette contrainte a été abandonnée il y a maintenant quelques années. n° 1938 1938 - 1983 1983 ) m’a emballé - même si c’est une nouvelle à ne pas lire un jour de déprime. Alors, quand j’ai découvert deux volumes, dont Carton blême, de Siniac dans les piles de bouquins d’une foire aux livres, je n’ai pas raté l’occasion d’approfondir cette reprise de contact avec un écrivain français de renom.
Ce roman était clairement de l’anticipation à sa sortie en 1985 1985 . Le lecteur peut s’étonner que l’auteur, remaniant son roman en 1995 ne le modernise pas plus que cela. En effet, l’informatique était suffisamment entré dans nos vies à cette date pour que l’absence d’outil informatique dans un dispensaire médical en 2005 2005 (époque de la narration) nous surprenne aujourd’hui. Mais c’est un point de détail. Bien plus embêtant à mon gout est la construction du récit. Arrivé au tiers, je n’ai l’impression que de lire une juxtaposition d’historiettes mal ficelées sans rapport réel entre elles. Le seul personnage auquel on est le temps de s’attacher est un espèce de barjot sans deux sous de jugeote qui fait tout de travers juste pour que l’auteur est l’opportunité de le tuer.
En bref : Ce court roman de Siniac ne me convient pas et ne me convainc pas. Je pense arrêter ma lecture là. Dommage, l’idée de base était plaisante.