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Lydie Blaizot : Les Corbeaux – Les vestiges de l’Arsenal

jeudi 3 mars 2022, par Denis Blaizot

Auteur : Lydie Blaizot Lydie Blaizot Lydie Blaizot (Cherbourg, 12/07/1973) est une écrivaine française de fantastique, de science-fiction et de fantasy.
Titre français : Les Corbeaux – Les vestiges de l’Arsenal
Éditeur : L’alchimiste
Année de parution : 1er mars 2022 2022
ISBN :I 9782379661259
Pages : 340
ISBN Numérique : 9782379661242

Quatrième de couverture :

Depuis la Tempête, des villes côtières du Nord de la France, en partie dévastées, sont devenues le théâtre de phénomènes étranges. Des créatures monstrueuses peuplent désormais les zones ravagées par l’océan et certaines machines paraissent désormais douées de vie… Les habitants se sont adaptés et la vie s’est organisée, sans abandonner les machineries à vapeur qui peuplent leur quotidien.

Nayeli Morin, jeune fille sans famille ni travail, survit de rapines au Havre. Son atout : elle peut communiquer avec les morts… et les forcer à lui révéler la cachette de leurs maigres possessions. Elle est un Corbeau, à la recherche d’un maître capable de la former. Ainsi, elle finit par rencontrer Reynard Bonniface, habitant à Cherbourg, où il officie comme enquêteur « spécialisé » auprès des autorités. À peine a-t-elle posé le pied dans la boutique de ce personnage hors normes qu’une affaire leur est confiée. Un cadavre a été découvert près de l’Arsenal, un lieu où la perversion des machines atteint un niveau jamais observé par ailleurs. Très vite, les événements s’enchaînent et les deux Corbeaux comprennent qu’un grand danger menace la ville. Mais n’est-il pas déjà trop tard ?

Mon avis : Je ne suis pas un inconditionnel du Steam-punk. Peut-être parce que les quelques textes qui ressortaient de ce genre et que j’ai essayé de lire incluaient trop de magie et finissaient par ressembler à de la fantasy, genre que je n’apprécie guère. Mais là, l’équilibre est satisfaisant. Sans doute parce que : 1° les « créatures magiques » sont en fait des machines ; 2° L’univers décrit n’est pas issu d’une cosmogonie inventée par l’auteur, mais tous simplement la conséquence d’une catastrophe non définie ; 3° l’auteure ne s’est pas enlisée dans des explications plus ou moins bancales de la dite catastrophe ; 4° les villes décrites sont crédibles...

Les villes décrites sont vraisemblables et rappellent forcément quelques choses à ceux qui les connaissent. Mais sont aussi suffisamment différentes pour s’adapter à un univers totalement fictif. Non, on ne pourrait pas illustrer ce roman avec des photographies légèrement retouchées. Donc ,ceux qui ne connaissent pas Le Havre ou Cherbourg ne seront pas perdus et ceux qui connaissent ces deux villes s’y retrouveront tout en ayant conscience des nombreuses différences. Je m’aperçois que, comme j’ai écrit le début de ce paragraphe, vous pourriez croire que le roman se partage à quantité égale entre ces deux villes. Malheureusement pour les amoureux du Havre, c’est quand même bien Cherbourg qui est le théâtre principal de l’action.

Et cette action ? En consiste-t-elle ? En une « chasse aux sorcières », une enquête pour meurtre, la découverte d’une conspiration, etc. Mais je vous rassure : l’auteure ne saute pas du coq à l’âne. Ce n’est pas parce qu’il y a des rebondissements, qu’il n’y a pas un fil conducteur du début à la fin. Simplement, au fil de l’enquête, les protagonistes découvrent des éléments nouveaux qui réorientent leur recherche.

En bref : D’une lecture facile ce roman ne peut que vous donner envie de lire, non pas une suite, mais une autre aventure de nos héros.

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