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Star ou Ψ de Cassiopée, histoire merveilleuse de l’un des mondes de l’espace

Defontenay, Charlemagne Ischir (1819-1856)

samedi 20 octobre 2018, par Denis Blaizot

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Titre : Star ou Ψ de Cassiopée, histoire merveilleuse de l’un des mondes de l’espace
Auteur : Defontenay, Charlemagne Ischir (1819-1856)
Éditeur : Ledoyen (Paris)
Année de première édition : 1854

Résumé : Dans les montagnes de l’Himalaya, une expédition fait la découverte de plusieurs livres et manuscrits à l’origine inconnue cachés à l’intérieur d’un coffre. Après deux années d’un travail de recherche, il est avéré que cet ensemble d’écrits est la correspondance entre deux sages aux origines extraterrestres. Ces différents textes, dont la traduction nous est livrée ici, décrivent la faune, la flore, la littérature, et le système politique d’une autre planète située du côté de la constellation de Cassiopée que le compilateur nomme Star…
Ce roman est le tout premier space opera de l’histoire de la littérature. Passé inaperçu à sa parution en 1854, le livre a été redécouvert un siècle plus tard par Raymond Queneau qui l’a considéré comme précurseur de la science-fiction.

Présentation chapardée sur babelio

Quelques extraits :

C’est aux jours printaniers,
Quand un vent frais dans les halliers
Des étamines d’or à la fibre amoureuse
Vient répandre à flocons
La poussière luxurieuse ;
Quand les fleurs naguère en boutons
Sous le souffle expansif d’une chaude nature
Étalent largement l’éclat de leur parure ;
Quand les quatre soleils opposés dans les cieux
Des quatre angles du monde envoient croiser leurs feux
Aux plages de Lessur ; parfois, à fleur de terre,
Passent des courants lumineux,
Un fluide inconnu traverse l’atmosphère ;
Cette tiède électricité
Aux doux ravissements, aux plus vives étreintes
Livre le peuple transporté ;
Ses secousses, surtout, lui dardent les atteintes
D’une céleste volupté.
Alors ce monde entier s’ébat, palpite et vibre
A chaque jet que pousse un courant sensuel,
Et toute vie, alors, sent tressaillir sa fibre
Aux transports délirants d’un spasme universel.
Les voyageurs furent charmés de l’hospitalité des enfants d’Élier qui les aidèrent complaisamment à satisfaire leur curiosité. Les Stariens, à qui la monotonie de cette planète avait déplu d’abord, trouvèrent à la fin dans ce globe et dans l’examen des mystères de cette nature une source de plaisirs inépuisable, et la monotonie primitive fut changée pour eux en une variété sans bornes que l’habitude de l’observation augmentait à tout instant en prolongeant pour le regard plus assuré et mieux instruit l’immensité de la perspective.
Un million de nefs flottait dans l’étendue !...
Et leur traînée immense avançant, suspendue,
Semblait la Voie-lactée en marche et descendue !...
A ces masses inquiètes, qui cherchaient une idole ou une croyance à leur fantaisie, le triumvirat des Nemsèdes répondit par ce dogme qui retentit d’un bout du monde à l’autre :
CROYEZ EN VOUS.
Croyez en vous, c’est-à-dire, n’ayez d’autre culte que la perfection de la nature humaine. Étendez sans relâche les facultés de cet être intelligent qui a déjà asservi la terre, et qui par les progrès de son industrie fera dans l’avenir de sa race une race de demi-dieux.
Ainsi fut fondé le culte de l’homme ;...

Mon avis : Ce livre est régulièrement réédité depuis que Raymond Queneau l’a découvert et vanté dans les années 60. alors quand une nouvelle édition a été proposée dans la dernière masse critique organisée par Babelio, je me suis enfin décidé à le lire.

Puisqu’il est tombé dans le domaine public depuis bien longtemps, je n’allais pas engager une dépense pour un livre que je n’allais peut-être pas aimer. Alors, ni une ni deux, direction Gallica pour un téléchargement. Et comme d’habitude, tant qu’à faire, autant vous en proposer dans la foulée une copie numérique que je souhaite comme d’habitude de bonne qualité.

Maintenant, qu’ai-je pensé de ma lecture ? Eh bien, avis mitigé. Je n’ai rien à reprocher au style. Par contre, j’ai été très surpris de la construction de l’ensemble. En effet, si dans le roman de John Munro : Voyage vers Venus, le style n’était pas brillant, l’histoire était, elle, plutôt agréable. Ici, c’est tout le contraire, si le style est bon, c’est la trame romanesque qui, à mon goût, laisse à désirer. Et pour une raison bien simple : il n’y en a pas. Oui. Ce livre est en fait un abrégé de l’histoire d’une civilisation extra-terrestre, avec extrait de son histoire, de sa mythologie, de sa poésie et de son théâtre. Mais les seuls personnages qu’on y rencontre sont ceux-là. Pas de héros dont les actions vous tiennent de la première à la dernière page.

En bref : Très déconcertant, il mérite quoi qu’il en soit de consacrer un peu de temps à sa lecture.

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Pour le retrouver sur Gallica : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/b...