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Mike Resnick : Tomb Raider et l’amulette du pouvoir

lundi 3 septembre 2018, par Denis Blaizot

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Titre français : Tomb Raider et l’amulette du pouvoir
Titre américain : Tomb Raider and the amulet du power
Auteur : Mike Resnick
Traducteur : Gabrielle Brodhy
ISBN : 2265078069
Éditeur : Fleuve Noir (11/03/2004  )

Quatrième de couverture :

L’amulette de Mareish... Objet de toutes les convoitises. Source de pouvoir, d’invincibilité et d’immortalité pour celui qui la possédera. Un vrai danger pour le monde, heureusement bien caché depuis plus d’un siècle. Mais Lara Croft, bien malgré elle, se verra contrainte d’aller la rechercher. A vrai dire, elle n’a pas trop le choix. C’est ça ou passer le reste de sa vie à esquiver les attentats. Parce que certains s’imaginent qu’elle l’a, et d’autres ne veulent pas qu’elle la retrouve. Pas très confortable, comme situation... Mais fidèle à elle-même, elle saura mettre tout le monde d’accord - à sa manière...

Mon avis : Je n’ai jamais éprouvé d’attirance pour les jeux vidéo en général et encore moins pour ceux de la catégorie dont fait partie Tomb Raider. Les réactions de mes collègues ou amis quant à la plastique de l’héroïne ont fini le travail. Hors de question que je m’intéresse aux jeux, aux films, aux livres ou tout autres produits dérivés. J’ai donc zapper la sortie de ce roman publié en France chez un éditeur que je n’affectionne pas particulièrement.( C’est à dire que, ne suivant pas son actualité, c’est totalement par hasard que je découvre des titres qu’il publie).

Mais voilà, je suis un inconditionnel de Mike Resnick. J’ai donc logiquement fini par découvrir ce roman devenu indisponible chez mon libraire. J’avais fait une première recherche sur internet et trouvé à des prix que j’estimais trop élevés pour un poche. Récemment je l’ai découvert sur un grand site de vente en ligne à un prix très raisonnable (4€ frais de port inclus). Et hop ! Me voilà en train de lire une aventure de Lara Croft avec un a priori positif sur l’auteur.

En préparant cette chronique, je suis tombé sur la critique d’un inconditionnel de Lara Croft qui ne connaissait pas Mike Resnick. Mon opposé quoi ! J’ai été surpris, non pas de découvrir qu’il n’avais aimé, mais qu’il lui reprochait des dialogues et des descriptions inutiles et des éléments d’informations qui donnaient soit disant à ce un côté encyclopédique et une lenteur de narration... ?

Maintenant que j’en ai fini la lecture, je vais pouvoir lui en proposer une version expurgée qui devrait le satisfaire ;-)

Manquant mourir dans l’effondrement partiel d’un temple (est-il nécessaire de préciser qu’il s’agit du temple d’Horus à Edfou en Égypte), Lara Croft est sauvée de justesse par un homme (Bouh ! Honte à moi, j’ai failli ralentir la narration en précisant que cet homme se présente comme le fils d’un éminent égyptologue). Elle découvre alors qu’elle est prise en chasse par des fanatiques convaincus qu’elle est en possession d’une relique : l’Amulette du pouvoir(Là, ça va je n’ai pas trop ralenti le rythme en donnant cette précision ?). Poursuivie, elle sauve à de nombreuses reprises la vie de ceux qui veulent l’aider tout en massacrant, dans le même temps, tous ceux qui veulent sa peau.
Dans le combat final, Lara Croft :
  1. laisse son ennemi partir avec une fausse amulette ;
  2. voit son meilleur ami, qui l’accompagne durant les derniers jours de ses pérégrinations, mourir sous les coups de créatures générées par l’amulette ;
  3. découvre qu’elle aurait pu le sauver ;
  4. arrive à détruire l’amulette.

Épilogue : la mort de son ami lui fout un sacré coup de blues. Elle passe quelques mois à se morfondre dans un hôtel parisien.

Vous voulez plus court ? :-)

Manque mourrir — stop — sauvée de justesse — stop — course poursuite — stop — nombreux morts — stop — amulette retrouvée et détruite — stop — repos à Paris. — stop —

Bon allez ! Après ces digressions, mon avis sur roman.

J’ai pris plaisir à lire ce roman qui n’est pas le meilleur de M.R. mais qui tiens la route. Il y a un bon équilibre en dialogues, descriptions actions. L’ensemble permet de se faire une bonne idée des lieux visités sans tomber dans la lourdeur d’un documentaire. L’ensemble évite ainsi l’impression d’assister à une représentation d’un théâtre d’ombres chinoises. Un petit point m’a gêné : l’héroïne a tout à coup à sa disposition de nombreux chargeurs pour ses deux pétoires sans qu’on sache d’où elle les sort.

En bref : Même s’il est agréable à lire, ce roman est loin derrière Santiago, le faiseur de veuves ou Ivoire. Sans parler de l’infernale comédie. Et ce n’est pas par lui que je vous conseillerais de découvrir cet écrivain américain qui connait bien l’Afrique.

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