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Pierre Siniac : Luj Inferman’ ou Macadam Clodo

vendredi 4 août 2017, par Denis Blaizot

JPEG Auteur : Pierre Siniac

Illustration de couverture : Jean-Claude Claeys

Éditeur : NéO (Suspense Insolite Mystère — N°39)

Année de parution : 1982

ISBN : 2-7304-0135-0

Prix : 45 F

Quatrième de couverture :

Luj Inferman’ et La Cloducque, les deux « sympathiques » rebuts de la société bien connus des lecteurs de Pierre Siniac ont, cette fois, choisi la voie du travail honnête et se sont transformés en d’authentiques « demandeurs d’emploi », une situation dans le vent... Le pire est qu’ils en trouvent, des emplois, mais il faut voir lesquels ! Vite dégoûtés de l’honnêteté, ils retrouvent très vite leurs mauvaises habitudes : subtiliser le portefeuille d’un noctambule fortuné, par exemple. Or, loin de les mener en prison, cette mauvaise action leur ouvrira toutes grandes les portes de la fortune et du capitalisme. Devenus patrons d’usines, nos deux ex-clodos devront affronter les syndicats et résoudre de délicats problèmes sociaux...
Mais rassurez-vous, ils n’y parviendront pas : ils étaient déjà dégoûtés du travail, la fin de cette nouvelle aventure, où l’imagination débridée du Siniac des grands jours fait merveille, les retrouvera en plus dégoûtés du capital !

Mon avis : J’ai déjà lu de Pierre Siniac : Carton blême. Je ne sais pourquoi j’ai gardé le souvenir d’un auteur que j’appréciais. Ça avait été une déception. Cette fois-ci j’ai retenté ma chance avec le 7e et dernier volet des aventures de Luj Inferman’ et La Cloducque. Je ne l’aurais sans doute pas pris s’il n’avait été publié par NéO et que son prix n’avait pas été de seulement 1€ dans une foire aux livres de l’une ou l’autre association qui organise ce genre d’événement.

Rebelote. Encore une déception. Mais pas pour les mêmes raisons.

Ici, nous avons à faire à un duo façon des souris et des hommes mais avec des aventures qui ne dépareilleraient pas dans un album des Pieds Nickelés. Les deux héros vont de Charybde en Scylla, se trouvant dans des situations toujours plus invraisemblables et s’en sortant toujours... jusqu’à la dernière page. Mais, là, Siniac ne pouvait décemment pas rattraper le coup et relancer l’aventure.

Soyons honnête, c’est facile à lire, pas prise de tête pour deux sous, écrit en gros caractères. Bref, idéal pour lire dans le train... et c’est ce que j’ai fait. Il faut le dire : c’est certainement parce que j’étais dans le train avec rien d’autre à lire que je suis aller au bout de l’histoire. Je l’ai lu en un après-midi entre Cherbourg et Lyon. Lirais-je les premiers volumes ? Non. Vais-je retenter la lecture d’un roman de Pierre Siniac ? Non. Sauf peut-être l’un de ses recueils de nouvelles car j’avais apprécié sa nouvelle publiée dans une anthologie publiée par Le Monde en 1982.

En bref : Je passe mon tour, j’ai bien d’autres choses à lire.

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