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Pierre Siniac : Carton blême

dimanche 10 novembre 2013, par Denis Blaizot

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Carton blême
Éditions Rivages/Noir
2003

Quatrième de couverture :

Nous sommes entrés dans le troisième millénaire, et le déficit de la Sécu est abyssal. A tel point que le nouveau gouvernement a institué le check-up mensuel obligatoire pour tout citoyen âgé d’au moins seize ans. A l’issue de cette visite, le citoyen reçoit ou un carton bleu, ou un carton blême. En cas d’agression, de cambriolage, etc., le titulaire du carton bleu a droit à l’aide de la police. En revanche le porteur du carton blême se voit opposer un refus d’assistance (tout a fait légal). C’est dans ce contexte futuriste, aussi « logique » que cauchemardesque, que le nouveau patron de la Crim’, Paul Heclans, doit affronter un serial killer, « le dingue au marteau », dont la spécialité est de prendre le profil de ses victimes pour une enclume.
Une œuvre décapante de Pierre Siniac, l’écrivain jugé « incontournable » par Jean-Patrick Manchette, et dont la disparition en 2002 a laissé le polar français orphelin.

Mon avis : J’ai redécouvert Pierre Siniac au détour des pages d’un album de nouvelles publié par le journal Le Monde en 1982. Le côté sombre et dépressif de Sinistrose (Folies d’infâmes, Série Noire n° 1938 - 1983) m’a emballé - même si c’est une nouvelle à ne pas lire un jour de déprime. Alors, quand j’ai découvert deux volumes, dont Carton blême, de Siniac dans les piles de bouquins d’une foire aux livres, je n’ai pas raté l’occasion d’approfondir cette reprise de contact avec un écrivain français de renom.

Ce roman était clairement de l’anticipation à sa sortie en 1985. Le lecteur peut s’étonner que l’auteur, remaniant son roman en 1995 ne le modernise pas plus que cela. En effet, l’informatique était suffisamment entré dans nos vies à cette date pour que l’absence d’outil informatique dans un dispensaire médical en 2005 (époque de la narration) nous surprenne aujourd’hui. Mais c’est un point de détail. Bien plus embêtant à mon gout est la construction du récit. Arrivé au tiers, je n’ai l’impression que de lire une juxtaposition d’historiettes mal ficelées sans rapport réel entre elles. Le seul personnage auquel on est le temps de s’attacher est un espèce de barjot sans deux sous de jugeote qui fait tout de travers juste pour que l’auteur est l’opportunité de le tuer.

En bref : Ce court roman de Siniac ne me convient pas et ne me convainc pas. Je pense arrêter ma lecture là. Dommage, l’idée de base était plaisante.

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