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Fiction N°342 — juillet/août 1983

samedi 16 avril 2016, par Denis Blaizot

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Fiction N°342
juillet/août 1983

Sommaire :

  • Joëlle Wintrebert : Hurlegriffe
  • Edward Bryan : L’ombre
  • Charles L. Grant : Quand vous entendrez mon nom
  • George Alec Effinger : Soir de première
  • Jacques Barbéri : Jeux de piste
  • Brian Lumley : Haggopian
  • Lee Killogh : Le jardin des sirènes
  • Alan Ryan : « Je vous en prie », dit le robot en regardant la neige tomber

Plus, bien sûr, toutes les rubriques habituelles.

Mon avis : Ça commence mal. Il y a, à la fin du volume, une présentation de Joëlle Wintrebert. Auteure connue et reconnue (en 1983), elle a travaillé pour la presse et le cinéma, a réalisé des anthologies pour un certain nombre d’éditeurs. Plutôt prometteur, mais le rédacteur de cette fiche nous met en garde : il y a très bon et très mauvais. Hé bien ! là, je pense qu’on est tombé sur le mauvais... enfin, j’espère. En quelques mots, l’histoire est originale mais vieillotte. Le style est assez faible. la trame narrative pas très solide. Et tout ça, non pas par rapport à un éventuel style 2010’s mais bien par rapport à 1983. J’ai eu l’impression de lire une nouvelle médiocre des années 50/60. Bref, pas convaincu. J’ai même failli interrompre ma lecture avant la fin.

La suite n’est pas beaucoup mieux. Edward Bryan, nous sert, avec L’ombre une histoire de passage pas trop mal ficelée mais peu captivante. Le titre n’est pas adapté. En guise d’ombre, il s’agit d’une sorte de monde parallèle auquel seules les sorcières peuvent accéder. Cette nouvelle n’est pas mauvaise, mais je sens que je vais l’oublier très vite.

Avec Quand vous entendrez mon nom, Charles L. Grant nous a concocté un petit thriller pas mauvais. Mais bon. Ce genre d’histoire n’est pas ma tasse de thé. Alors il aurait fallu qu’elle sorte vraiment de l’ordinaire pour que j’en dise du bien.

George Alec Effinger nous narre avec Soir de première les difficultés d’entrer en communication avec une civilisation totalement différente de la nôtre et qui n’a pas du tout le même référentiel. Je l’ai trouvé, bien que bien écrite, barbante.

J’ai lu quelques trucs de Jacques Barbéri il y a de nombreuses années et j’en gardais plutôt un bon souvenir. Mais Jeux de piste n’a pas su rallumer la flamme. Au point que je ne suis même certain d’avoir fini de lire cette nouvelle.

Brian Lumley signe la seule vraiment bonne nouvelle de ce recueil. Haggopian est dans la veine des nouvelles de monstre marin comme les racontaient Lovecraft ou Hodgson. Manque simplement le côté angoissant que les deux maitres savaient si bien rendre. Elle me donne envie de m’attaque au bouquin de cet écrivain qui traine dans ma PAL depuis de nombreux mois [1].

Lee Killogh nous raconte une histoire de meurtre... prémédité, calculé. Malheureusement, j’ai trouvé Le jardin des sirènes beaucoup trop lent, avec des éléments narratifs superflus dans une nouvelle de cette longueur.

Je ne suis pas non plus tombé sous le charme de « Je vous en prie », dit le robot en regardant la neige tomber. Le héros de Alan Ryan a des états d’âmes et des difficultés à s’y retrouver avec les état d’esprit des robots conçus d’après ses propres sentiments. Mais quid de l’histoire ? Je ne sais pas. Je ne sais même pas quel message l’auteur a tenté de faire passer.

En bref, vous l’avez compris, je ressors déçu de cette lecture. Je persiste et signe : Lire des numéros de fiction achetés d’occasion 1 ou 2 €, d’accord. Les payer plus cher ? Hors de question.

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[1La fureur de Ctulhu, Albin Michel — Super fiction n°27 — 1977