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Utopiales 2009

dimanche 5 janvier 2014, par Denis Blaizot

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Utopiales 2009
Éditions ActuSF
Parution : octobre 2009

Nombre de pages : 188
ISBN : 978-2-917689-17-2
Présentation de l’éditeur :

Des mondes meilleurs ? Réunissant quelques-unes des plus belles plumes anglo-saxonnes et françaises, l’anthologie officielle des Utopiales interroge d’autres possibles, des âges barbares aux confins du futur. L’Imaginaire s’y décline sous toutes ses formes et offre au lecteur curieux un aperçu de ses talents. Vous y croiserez un Elvis Presley converti au communisme, un astronome amateur flirtant avec la grande révélation ou des femmes chargées à l’adrénaline. Partez à la découverte de mondes meilleurs... peut-être ? À vous de juger !

Utopiales 2009 est l’anthologie officielle du festival les Utopiales, le plus grand festival européen de Science fiction.

Sommaire :

  • Où sont passés nos mondes meilleurs ? (préface) de Ugo Bellagamba
  • Les Perséides de Robert Charles Wilson
  • Un temps chaud et lourd comme une paire de seins de Catherine Dufour
  • Elvis le Rouge de Walter Jon Williams
  • De ma Prison de Pierre Bordage
  • George et la Comète de Stephen Baxter
  • Préquelle de Jean-Philippe Jaworski

Mon avis : En général, je n’aime pas les préfaces. Et les élucubrations de Ugo Bellagamba ne dérogent pas à la règle : Un passage par ci par là, et je passe à la suite.

Je connaissais le nom de Robert Charles Wilson sans avoir jamais rien lu de lui. Voilà qui est réparé. Les Perséides est bien écrite, mais elle ne m’a pas pour autant convaincu de lire autre chose de cet auteur. Pourquoi ? C’est simple sans l’être. J’aime bien sa façon d’écrire mais pas sa façon de raconter : Une écriture fluide, mais des détails concernant la psychologie des personnages qui n’apportent rien à la trame et ralentissent la narration. Je trouve cela dommageable. De plus, cette histoire de parapsychologie / apparition d’un niveau de vie supérieur aurait pu être un grand texte au point qu’à un moment j’ai eu l’impression de lire du Lovecraft., mais la sauce n’a pas pris : Je suis au final plutôt déçu de cette lecture.

Un temps chaud et lourd comme une paire de seins, la nouvelle de Catherine Dufour, m’amène une réflexion : en fait, elle est plutôt pas mal la nouvelle de wilson. Sur 23 pages, les neuf premières sont consacrées à construire le profil psychologique de l’héroïne et les cinq suivantes à brosser un rapide tableau d’une société matriarcale pourrie jusqu’à la moelle. Et quand l’histoire commence enfin, patatras, nous voilà repartis pour la construction d’un profil psychologique : celui d’une écrivaine qui vient demander à l’héroïne, enquêtrice de la police de Seattle, de rouvrir l’enquête sur la mort de son père survenue 50 ans plutôt. Cette nouvelle aurait pu tenir en deux pages tellement la trame est légère. Bref le genre de narration que je n’apprécie guère.

Avec Elvis le Rouge de Walter Jon Williams, je suis arrivé en terrain connu. J’ai déjà lu plusieurs titres de cet écrivain et j’étais impatient en entamer la lecture. Mais ici Williams ne fait que nous proposer une biographie revisitée d’Elvis Presley à laquelle je n’ai pas trouvé d’intérêt. Elle est bien écrite, certes, mais n’a pas su m’accrocher.

De ma Prison... ne me donne vraiment pas envie de lire d’autres œuvres de Pierre Bordage. Dommage, je n’étais déjà pas convaincu après avoir lu Le pacte, ce n’est pas ce truc qui va me stimuler pour découvrir plus avant le travail de cet écrivain. En effet, ici, pas d’histoire, juste les élucubrations philosophico-métaphysique du narrateur. Bref, pour moi, sans intérêt.

George et la Comète de Stephen Baxter est la première vrai bonne nouvelle de ce recueil. D’une construction classique avec une véritable histoire originale. Je ne sais pas si je relirai cet écrivain, mais ce fut un bon moment de lecture. J’en redemande.

J’avoue, je ne suis pas un fan de fantasy. Je dirai même plus : je n’aime pas la fantasy sauf à de rares exceptions. Alors, en découvrant que Préquelle de Jean-Philippe Jaworski est une nouvelle de ce genre... Mais le style de l’auteur est frais, agréable. J’ai entrepris cette lecture avec un certain enthousiasme, jusquà ce que, en troisième page, je lise ça :

« Des épées, je peux t’en forger qui seront plus tranchantes et plus résistantes que celles des princes sarmates, dit doucement le vieillard. Mais si tu veux une arme magique, il faut être prêt à consentir de grands sacrifices. Il faut aussi que tu sois assuré de ce que tu veux, sans quoi la puissance que tu croiras à ton service s’emparera de toi et te détruira. »
...
Paix, forgeron ! Je sais ce que je veux, et je te trouve bien impudent de sonder mes intentions...


Quoi ? Ça ? un sondage d’intentions ? Moi, j’appelle ça une mise en garde. Passons. Plus loin, je lis le mot horreur là où j’aurais écrit le mot honneur.

Malgré ses quelques défauts, cette nouvelle, qui revisite l’histoire d’Atilla, est très réussie et me donne envie de découvrir d’autres œuvres de cet écrivain.

En bref : Voilà un recueil bien médiocre dans son ensemble. Heureusement qu’il m’a été offert, sinon je m’en voudrais beaucoup d’avoir dépensé 10€ pour si peu. Je suis malgré tout très satisfait d’avoir découvert deux ou trois auteurs dont je connaissais le nom sans en avoir jamais rien lu. Espérons que les autres volumes des anthologies des Utopiales sont de meilleure facture.

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Le dimanche, je lis des nouvelles et des novellas.

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pour les nouvelles de Catherine Dufour, Pierre Bordage et Jean-Philippe Jaworski et la préface de Ugo Bellagamba