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Laurent Genefort : Opexx

vendredi 10 juin 2022, par Denis Blaizot

Auteur : Laurent Genefort Laurent Genefort Né en 1968, Laurent Genefort se consacre aux littératures de l’Imaginaire depuis l’âge de vingt ans. Il est alors le plus jeune auteur de la mythique collection « Anticipation » dans laquelle il écrira une vingtaine de romans. À son départ du Fleuve Noir, il inaugure le premier volet d’un livre-univers avec la parution d’Omale, considéré comme l’un des plus grands cycles de la science-fiction française. Plus récemment, il a publié Hordes, une trilogie de dark fantasy chez Bragelonne et participé à la création d’un jeu vidéo pour le compte d’Ubisoft. Avec le Sang des Immortels, il nous propose une fantastique réécriture de la quête du Graal, dans un univers riche et exotique qui n’est pas sans rappeler un certain Avatar.

Titre français : Opexx

Éditeur : Le Bélial’ (Une Heure-Lumière Une Heure-Lumière )

Année de parution : 2022 2022

ISBN : 9782381630458

Quatrième de couverture :

Le Blend : une communauté de millions d’espèces sentientes vivant en paix dans ce qui ressemble au meilleur des mondes, un concert des nations à l’échelle galactique auquel vient de se joindre la Terre. Depuis l’arrivée de la délégation extraterrestre au siège des Nations Unies, l’humanité bénéficie de nombreux cadeaux destinés à lui faciliter la vie. Mais cela n’est pas sans contreparties. Ce qui intéresse le Blend, c’est une activité que cette société d’outre-espace patchwork ne sait plus pratiquer : la guerre. Un contrat a donc été conclu entre l’ONU et le Blend. Les premiers prêtent des soldats pour des opérations d’encadrement et de maintien de l’ordre. Les seconds se chargent d’équiper ces derniers, de les emmener sur zone puis de les rapatrier.

Lui, c’est un soldat de la force Opexx. Atteint du syndrome de Restorff, un déficit empathique, son efficacité en mission s’en trouve renforcée. Une qualité qui n’exclut pas les questions au fil des déploiements sur les théâtres d’opérations extrasolaires. « Répondez à l’appel de l’ailleurs ! » Tel est le slogan d’Opexx. Un ailleurs qui pourrait bien être avant tout un autrement…

Mon avis : Les illustrations de couverture de cette collection sont toujours une réussite. Et rien que ça peut donner envie de les posséder tous. Par contre l’enthousiasme peut tomber quand on les lit. Et c’est ce qui m’est arrivé avec le nouveau Genefort publié dans cette collection.

Si je n’avais pas déjà lu à maintes reprises des romans de cet écrivain — dont 2 récemment — je le rayerais sans doute de ma liste des auteurs à suivre. Pourquoi ? Parce que les trois premiers quart de ce court roman, construit comme un journal personnel, n’ont pas vraiment de structure(anecdotes d’expéditions, informations diverses et dispersées sur les Opexx et le blend, etc.). Par contre, moi qui n’aime pas beaucoup les textes écrits à la première personne du singulier et au présent, j’ai trouvé que, justement, ici, ça collais bien avec ce côté journal personnel. Mais ce manque de trame a failli plusieurs fois me mené à l’abandon. Et c’est seulement la faible longueur de ce roman qui a réussi à me contraindre à poursuivre ma lecture.

Tout doucement, le dernier tiers se transforme et prend vraiment la forme d’un récit. Mais la fin me laisse de glace. Le héros—narrateur n’a pas su établir le contact avec moi. Dommage !

En bref : Heureusement qu’il est bref. À moins que ce ne soit malheureusement. Peut-être que l’auteur aurait développé une histoire qui m’aurait plu s’il n’avais pas été limité à 120 pages et avait pu se lâcher sur le double ou le triple. Il aurait pu y glisser les petits trucs qui auraient transformer cette approximation de roman en une œuvre que j’aurais su apprécier.

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