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David Goodis : La police est accusée

vendredi 28 mai 2021, par Denis Blaizot

Auteur : David Goodis

Titre français : La police est accusée

Titre original : Of Missing Persons (1950 1950 )

Éditeur : Flammarion « Détective-club Détective-Club collection de romans policiers créée à la fin des années 1940.  » n° 35

Année de parution : 1951 1951

Quatrième de couverture :

Le meurtre de Myra Nichols tombe à pic pour renforcer la violente campagne de presse déclenchée contre le capitaine Paul Ballard, qui dirige le Bureau des Personnes disparues.

Son service n’a-t-il pas identifié et fait enterrer sous le nom de John Nichols un cadavre déchiqueté par un train ?

Or, non seulement Myra vient de proclamer sa conviction que son mari est vivant, mais encore Mrs. Landis, la jeune femme arrêtée pour l’assassinat de Myra, l’affirme aussi.

John a tué Myra, c’est indubitable. Reste à le retrouver pour innocenter Mrs. Landis - et du même coup laver la police de toute accusation d’incompétence.

Dans une ville comme Los Angeles, cela équivaut à découvrir une aiguille dans une botte de foin ou un poisson dans la mer, mais Ballard a un atout en main et un appât séduisant au bout de sa ligne. Reste à savoir si le poisson voudra mordre...

Citation
Quand on parle d’un flic, c’est toujours le même refrain. Un flic est soit une vache, soit un idiot, soit un salaud. Jusqu’à ce qu’un beau soir une balle vienne le tuer. Et alors, c’est un héros. Il a sa photo dans le journal local et la municipalité envoie des fleurs ; on lui colle une médaille à titre posthume.

Mon avis : J’ai lu, il y a de très nombreuses années, La Blonde au coin de la rue que j’avais bien aimé. Mais allez savoir pourquoi, je n’ai jamais trouvé l’occasion de lire d’autres romans ce David Goodis. Hé bien, voilà une erreur de réparée.

Ce livre est surprenant. Bien sûr, il y a des disparus, des morts, des flics, des journalistes, etc. Bref, tout ce qu’il faut pour faire un polar. Mais ! Car il y a un mais. Tout le début fait plutôt penser à un roman social sur la vie de flic. Goodis rend bien, je trouve, le fait que flic est un métier — parmi d’autres — dont les bénéficiaires attendent beaucoup sans eux-mêmes rien donner en échange sauf rarement un peu de gratitude et fréquemment l’expression d’un profond mécontentement. J’ai été tenté de laisser tomber, je le reconnais, pensant que ce n’était pas cela que je venais chercher dans cette lecture. Et tout à coup — vers la moitié, il est vrai — ça devient franchement polar... et passionnant.

Toute fois, je pense que nous pourrions nous passer de la lecture des dernières pages qui ont un faux air d’Happy-end. Et je n’aime pas les Happy-end. Mais cela peut plaire aux lecteurs qui aiment approfondir la psychologie des personnages. Quoi que la psychologie des personnages d’un roman unique n’a, à mon sens, pas besoin d’être très fouillée.

En bref : Un agréable moment de lecture que je vous recommande.

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