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Peter Watts : Eriophora

mardi 27 avril 2021, par Denis Blaizot

Auteur : Peter Watts Peter Watts

Titre français : Eriophora

Titre original : The Freeze-Frame Revolution (2018 2018 )

Éditeur : BÉLIAL’

Année de parution : 2020 2020

ISBN : 9782843449697

Quatrième de couverture :

Ils sont trente mille.

Ils voyagent depuis soixante millions d’années.

Leur mission : déverrouiller la porte des étoiles…

Avez-vous jamais pensé à eux ?

Aux Progéniteurs, aux Précurseurs — qu’importe le nom que vous leur avez choisi cette semaine — ces dieux anciens disparus qui ont laissé derrière eux leurs portails et leurs autoroutes galactiques pour votre plaisir ? Avez-vous jamais cessé de vous demander ce qu’ils ont vécu ?

Pas d’hyperespace de seconde main pour eux. Pas d’épaules de géant sur lesquelles se dresser. Ils rampent à travers la galaxie, pareils à des fourmis, en sommeil pendant des millénaires, se réveillant juste assez longtemps pour lancer un chantier d’un système solaire à l’autre. Ils vivent au fil d’instants répartis le long des millions d’années, au service d’ancêtres morts depuis une éternité, pour des descendants n’ayant plus rien de commun avec eux. À vrai dire, ce ne sont pas des dieux mais des ouvriers, des hommes des cavernes vivant dans des astéroïdes évidés, lancés dans une mission sans fin pour étendre un empire posthumain qui ne répond même plus à leurs appels…

Mon avis : En 2018 2018 , j’ai de Peter Watts : Au-delà du gouffre. Et j’avais particulièrement apprécié les nouvelles L’Île, Éclat et Géantes — qu’il vaudrait mieux lire dans l’ordre Éclat, Géantes, L’Île — espérant que l’auteur développe d’autres fictions dans cet univers. C’est chose faite. 9 ans après l’écriture de L’île, Peter Watts Peter Watts reprend son faiseur de porte des étoiles et son équipage et signe un cours roman dans cet univers très particulier.

Je ne pouvais que me précipiter dessus pour le lire. Était-ce vraiment une bonne idée ? J’en attendais peut-être trop.

Heureusement, il est court. Car il y a des zones qui m’ont paru brouillonnes. Plus extraordinaire, et je ne pensais pas écrire cela un jour, certains personnages pas assez fouillés, trop superficiels. Il est trop difficile de bien percevoir leurs motivations. J’ai failli abandonner ma lecture en plein milieu... c’est dire !

Donc, l’éditeur peut avoir placé sur le livre un bandeau où il est écrit « un délice de hard SF » , ça n’en fait pas un chef-d’œuvre.

En bref : Sans le dézinguer, je n’irais pas jusqu’à l’encenser et le recommander. Les trois nouvelles publiées dans Au-delà du gouffre m’ont ouvert l’appétit et ce cours roman me laisse sur ma faim. Et pour tout dire, j’hésite à continuer l’exploration de l’œuvre de cet écrivain.

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