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Gustav Meyrink : Le Dominicain blanc

mardi 11 août 2020, par Denis Blaizot

Auteur : Gustav Meyrink
Titre français : Le Dominicain blanc
Titre original : Der Weisse Dominikaner (1921)
Éditeur : Éditions du rocher(Coll. La pierre philosophale N°2)
Année de parution : 1995
ISBN : 2-268-01846-6

Quatrième de couverture :

Allumeur de réverbères n’est pas un métier que l’on peut se permettre de mépriser inconsidérément : c’est parce qu’il l’exerçait que l’Ancêtre du baron von Jöcher a été anobli. Et depuis, de génération en génération, ses descendants ont continué à apporter la lumière au cour de la nuit des hommes... Mais lorsque le onzième baron von Jöcher se voit devenir vieux et, depuis que sa femme l’a quitté, sans espoir d’avoir d’enfant à qui transmettre les secrets de sa famille et ceux de l’Ordre rituel auquel tous ses aïeux ont appartenu, il décide d’adopter un jeune garçon prénommé Christophe... parce que Christophe était le prénom de l’Ancêtre. Sa rencontre avec le baron marquera pour Christophe le début de son éveil à la vie de la conscience ; tout comme sa rencontre avec la si belle Ophélie marque pour lui l’éveil de la vie du cœur et des sens. Mais Christophe n’est pas un garçon comme les autres : une nuit, aux lisières du rêve et du sur-réel, il a rencontré la forme spectrale du Dominicain blanc qui l’a entendu en confession et lui a remis tous ses péchés - tous : ceux qu’il a déjà commis, mais également, tous ceux qu’il pourrait commettre à l’avenir. Dans un style où le flamboiement du lyrisme épouse les clairs-obscurs de l’expressionnisme, Gustav Meyrink (1868-1932) - l’auteur du Golem et du Visage vert - conte en un roman fascinant l’aventure spirituelle d’un jeune homme en quête de l’amour et de la vie éternels.

Mon avis : J’ai découvert Gustav Meyrink il y a de nombreuses années après avoir acheté d’occasion un exemplaire du Golem(édition de 1929 pour être précis). Satisfait de ma lecture, je n’avais pas hésiter à réitérer l’expérience avec la lecture de La nuit de Walpurgis(éd. Marabout — 1977... encore une fois acheté d’occasion). Alors, en découvrant ce troisième roman dans le rayonnage d’un bouquiniste, je ne pouvais que craquer et me le procurer, entamant très sa lecture.

Est-ce mes goûts littéraires qui ont changé ? n’était-ce pas le bon moment pour le lire ? Ou celui-ci qui est moins bon ? Je ne saurais le dire. Mais je puis dire qu’il m’emballe nettement moins :

  1. La première partie (1/3 ? 1/2 ? je n’ai pas compté avec exactitude) m’a paru rébarbative. Un succédané de roman de littérature générale, sans grand intérêt. Juste une petite touche étrange dans l’ambiance.
  2. La deuxième est nettement plus fantastique, mais tourne un peu trop au traité d’ésotérisme. L’histoire étant mise en retrait.
  3. La troisième et dernière partie, quant à elle reprend le fil de l’histoire fantastique. Mais là, Je n’y étais plus. Je l’ai donc survolée ; Ce qui m’a suffi pour trouver que c’était... bâclé ? Non. Trop dense.

En bref : Je n’ai pas apprécié cette lecture. Le rythme n’est pas le bon. Des lenteurs pour la mise en route et une fin trop rapide. Vais-je lire d’autres romans de Gustav Meyrink ? Je ne pense pas. Vais-je relire Le Golem ou La nuit de Walpurgis ? Peut-être pas. Je préfère en garder un bon souvenir. Les revendre ? Pourquoi pas ? Ça ferait un peu de place dans la bibliothèque.

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