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Jack London : La croisière du « Dazzler »

samedi 25 mai 2019, par Denis Blaizot

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La croisière du « Dazzler »
Jack London
Hachette (Bibliothèque de la jeunesse)
1948

La croisière du « Dazzler » est le premier roman de Jack London, publié en 1902   alors qu’il n’avait que 26 ans. Par contre, il faudra attendre 1948 pour en lire la première traduction française.

Résumé :

Joe Bronson, un jeu garçon de famille bourgeoise de San Francisco, est plus attiré par l’action que par les études. Il lui alors l’idée de fuguer et de devenir marin. La mer étant pour lui le summum de l’aventure.
Mais très vite, il découvre que le capitaine qui l’a embauché comme mousse sur son sloop est un gredin. Mais il se lie d’amitié avec l’autre mousse, pas plus âgé que lui mais plus expérimenté.
Il est entraîné en pleine tempête dans un vol d’envergure. Découvrant que la bande a volé le coffre-fort de l’entreprise de son père, Joe décide de tout faire pour lui restituer intacte. La chance est avec lui, car seuls les deux mousses s’en tirent ramenant avec eux le butin.
Joe peut rentrer à la maison, entrant dans son sillage son nouvel ami.

Mon avis : Je veux depuis des années me lancer à la découverte de l’œuvre de Jack London. J’ai d’ailleurs dans ma bibliothèque la série de treize volumes publiée par les éditions Crémille. Mais je n’allais pas mettre dans mes bagages un de ces volumes au risque de le détériorer alors que j’avais La croisière du « Dazzler » à l’état d’épave dans un coin de ma bibliothèque. Et hop ! Me voilà parti.

Je savais en m’engageant dans cette lecture que je m’attaquais à un roman d’aventure pour la jeunesse. Et de ce point de vue là, je ne suis pas déçu. On retrouve en effet tous les éléments du bon roman d’aventure pour adolescent du début du XXe siècle.

En effet, le héros, fils de bonne famille, se cherche. il n’apprécie guère les études et préfère comme beaucoup de gamins de son âges courir l’aventure de droite et gauche. Mais contrairement à beaucoup, il passe à l’action. Mais c’est un roman moral. Il découvre donc très vite que son père avait raison sur bien des points.

La rencontre avec un gamin plus perdu que lui, et qui le regret depuis bien plus longtemps, facilite son retour à des sentiments plus conventionnels. Comme il se doit, il doit frôler la mort avant de pouvoir rentrer triomphalement à la maison, entraînant dans son sillage son nouvel ami.

La fin m’a un peu surpris, et pas dans le bon sens. Le lecteur est en droit de s’attendre à ce que le gamin entraîne son père à la découverte de son bien retrouvé et lui raconte son aventure en chemin. Mais non. Ils s’installent confortablement dans le bureau du père et papotent gentiment. Croyez-vous que la conversation terminée, il retourne retrouver son nouvel ami pour lui dire que tout est arrangé ? Non. il rentre calmement à la maison prendre son quatre-heure (là, j’exagère ;-)

En bref : Une bonne lecture, même si la fin (les trois ou quatre dernières pages) me parait mal ficelée.

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