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Christian Léourier : Helstrid

jeudi 28 février 2019, par Denis Blaizot

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Helstrid a remporté le prix Utopiales 2019  .

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Titre : Helstrid
Auteur : de Christian Léourier  
Illustrateur : Aurélien Police
Éditeur : Le Bélial (Collection « Une Heure-Lumière » )
Date de parution : 21/02/2019  
130 pages
ISBN : 978-2-84344-944-4
Prix : 8,90 €

Quatrième de couverture :

Certains mondes ne sont pas faits pour l’humanité : Helstrid est de ceux-là. Des températures de -150 °C ; des vents de 200 km/h ; une atmosphère toxique. Pourtant, la Compagnie tient à exploiter ses énormes ressources en minerai, appâtant les volontaires à l’exil à grand renfort de gains conséquents. Des hommes et des femmes à l’image de Vic, qui supervise le travail de prospection et d’exploitation des machines. Un job comme un autre, finalement, et qui vaut toujours mieux que d’affronter son passé laissé sur Terre… Jusqu’à ce que le porion soit contraint d’accompagner un convoi chargé de ravitailler un avant-poste à plusieurs centaines de kilomètres de la base principale. Un trajet dangereux, mais les IA sont là pour veiller à la bonne marche des véhicules suréquipés et à la protection du seul humain embarqué. Dans pareilles conditions, tout ne peut que se passer au mieux…

Mon avis : Je ne ferai pas comme certains petits camarades qui s’étalent tellement qu’on finit, à lire leurs chroniques, par se dire qu’encore un paragraphe et ils auraient trouvé le moyen de faire une critique plus longue que la nouvelle concernée. Vous me direz que c’est facile quand on fait l’inventaire de toutes ses lectures et de tous les films qui reprennent des éléments du même type. Car, non, cette nouvelle n’est pas la première histoire écrite se passant sur une planète inhospitalière ou avec des IA n’ayant pas toujours un comportement très avenant vis à vis des humains vivant à leur contact. Mais de là à s’appesantir sur l’origine d’un prénom... [1]

Bon. C’est un texte court. D’accord. Et je les rejoins sur le manque de consistance de l’histoire. Une planète aux conditions climatiques extrêmes. Des machines suffisamment performantes pour ne pas avoir besoin de l’assistance des êtres humains. Etc. Je m’attendais à quelques chose comme la nouvelle de John Brunner : Le long chemin de la Terre. Mais non. Le lecteur arrive au mot de la fin sans avoir d’informations sur le pourquoi de la présence humaine sur cette planète inhospitalière et c’est frustrant. Le héros est là par dépit amoureux. Son comportement irrationnel est celui d’un dépressif. Bref, il est surprenant que la Compagnie l’est embauché et expédié à grands frais sur cet enfer glacé sans que la raison n’en transparaisse au fil des pages. J’aurai préféré que ce texte soit deux fois plus long mais que tous ces éléments nous soient révélés.

Ça reste malgré tout du bon Léourier.

En bref : Une lecture sympa à ne pas rater si vous appréciez les travaux littéraires de Christian Léourier  .

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[1Ou à chouiner sur le fait que l’auteur fait aussi bien de la littérature jeunesse que pour adulte. Pour ma part, j’en suis satisfait. Ça limite sérieusement le nombre de scène de sexe ou de violence inutile dont certains auteurs se sentent obligés de parsemer (voire saturer) leurs écrits.