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Kim Stanley Robinson : 2312

jeudi 10 mai 2018, par Denis Blaizot

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2312
Kim Stanley Robinson
Thierry Arson (Traducteur)
ISBN : 978-2-330-07534-7
Éditeur : ACTES SUD (09/2017)

Quatrième de couverture :

2312. Le système solaire a été colonisé après que la Terre a été ravagée par les effets de la pollution. L’humanité peut compter sur les qubes, ces ordinateurs quantiques miniaturisés et parfois greffés directement au cerveau, pour l’épauler dans ses efforts de survie. Des satellites sont terraformés, des astéroïdes forés pour y installer des terrariums et les transformer en vaisseaux spatiaux ; chacun peut choisir ou modifier son sexe ; les chercheurs repoussent chaque jour un peu plus les limites de la longévité.

Sur Mercure, dans la cité mobile Terminateur, Swan, conceptrice de terrariums et artiste de l’extrême, est accablée par le décès soudain de sa grande-belle-mère Alex, un personnage très influent qui nourrissait pour l’humanité de vastes projets soigneusement tenus secrets de tous les réseaux qubiques. Accompagnée de Wahram, un associé d’Alex, et de Genette, une inspectrice de la Police Interplanétaire, Swan part sur Io en quête de réponses aux interrogations soulevées par la mort suspecte de son aïeule. Elle qui faisait profession d’imaginer des mondes se retrouve bientôt au cœur d’une vaste conspiration visant à les détruire.

Kim Stanley Robinson   met son imagination sans limites au service de la description d’un univers d’une complétude et cl’ une véracité parfaites. Avec 2312, couronné du Nebula du meilleur roman, l’auteur de la Trilogie martienne nous livre son grand œuvre.

Mon avis : J’ai découvert Kim Stanley Robinson   en 1994   à la sortie en France de la trilogie martienne. J’ai dévoré ces trois gros volumes et enchainé dès que possible sur S.O.S Antarctica puis plus récemment la trilogie climatique. Je me suis donc précipité sur celui-ci sans trop y regarder. Mal m’en a prit.

Un prix Nebula pour un roman nébuleux, voilà mon état d’esprit au bout de quelques dizaine de pages lues. Fallait vraiment qu’ils n’aient pas grand chose de bon à se mettre sous la dent pour donner un prix à ce machin...

Les chapitres sont entrecoupés de listes, extraits et autres « promenades quantiques » qui n’ont d’autre intérêt que d’augmenter le nombre de pages. Listes de mots, de bouts de phrases, extraits de pseudo-articles de presse ou d’encyclopédie qui n’apportent rien à la narration. Je les ai trouvés tellement ennuyeux et sans intérêt que j’ai fini par les passer sans les lire.

Les deux personnages principaux se retrouvent bloqués dans un couloir de maintenance et de secours sur Mercure et doivent marcher pendant des jours - non, des semaines - pour en sortir. KSM arrive à faire que ce soit aussi ennuyeux pour nous lecteurs que pour ses héros. Et il remet ça sur la fin après un naufrage spatial. Heureusement, l’attente ne dure que quelques jours.

Maintenant que j’en ai fini la lecture, je ne peux m’empêcher de trouver médiocre la trame de ce pavé malgré quelques passages agréable ; En particulier, le lâcher d’animaux sauvages dans les étendues d’un Groenland redevenu en grande partie vert.

En bref : Grosse déception. À éviter. Un roman qui me donne envie de zapper les prix Nebula du meilleur roman et les prochains ouvrages de Kim Stanley Robinson   qui pourraient passer à ma portée. Voilà comment je résumerai l’opinion que j’ai de ce pavé indigeste.

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