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Pascal Malosse : Contes de la vodka

lundi 13 novembre 2017, par Denis Blaizot

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Auteur :Pascal Malosse
Titre : Contes de la vodka
Éditeur : Malpertuis (Absinthes, éthers, opiums)
Année de première parution : 2017
ISBN : 2917035463

Quatrième de couverture :

Que l’époque soit aux couronnes impériales, aux rideaux de fer ou aux thérapies de choc, que le ciel soit clair et vif, chargé d’épais nuages de neige, ou bien alourdi d’une acre fumée, un liquide coule toujours, irriguant l’âme de nations entières. Dans ses volutes transparentes, le buveur voit ses rêves prendre forme, et derrière toute l’étrangeté du monde, un sens caché peut alors lui apparaître... entre autre effets moins prévisibles. En accepterez-vous un petit verre ? Prenez celui que vous tend Pascal Malosse. Accueillez dans votre gorge la glaciale chaleur et la morsure suave de la vodka. Vous serez alors prêt à faire un pas vers l’ailleurs, celui auquel vous invitent les nouvelles de ce recueil.

Mon avis : Merci à Babelio et aux éditions Malpertuis qui m’ont offert ce livre dans le cadre de la traditionnelle opération masse critique. Je vais commencer par dire du bien de la maquette : les tons de l’illustration de couverture vont bien avec l’étrangeté des nouvelle. J’aime beaucoup le papier crème et la texture de la couverture, gommeuse, est des plus agréables. La police et la taille des caractères sont exactement ce qu’il faut pour une lecture aisée. Par contre, il serait bon que les textes soient relus avec plus d’attention. Les omissions de mots, entre autres, sont trop fréquentes.

Son titre et le nom de l’éditeur m’ont fait penser au recueil de nouvelles de Jean Ray : Les contes du whisky. Aussi, je ne pouvais que me précipiter dessus. Et je suis obligé qu’admettre que je suis déçu. Pourquoi ? Principalement parce que ces nouvelles sont plus étranges que fantastiques. Et encore ! l’étrange se situe plus souvent dans l’ambiance que dans les événements. Mais aussi parce que des nouvelles courtes nécessitent pour être vraiment bonnes des chutes. Et s’il y en a ici, elles sont loin d’être réussies.

Pourtant, ce qui me gène le plus, ce sont les tournures de phrase peu conformes (ou lourdes), les néologismes (soyeuseté par exemple) ou autres mots mal choisis (nous avons le droit à un « joli » têtes bées qui fait un mésusage flagrant de cet adjectif). Sans parler des mots en double (de quelques de quelques) ou intervertis (un peu pas en lieu est place de pas un peu). À noter que la Vodka, présente dans le titre et la quatrième de couverture, l’est peu dans les nouvelles en elles-mêmes. Elle ne se justifie que par la géographie associée à cet ensemble : les pays de l’Europe de l’est. Pologne et Russie, principalement.

Allez ! finissons sur un compliment, si c’en est un. J’ai retrouvé un auteur déjà connu dans tout cela : Jacques Sternberg... Quoi que ! Certains me diront peut-être qu’on est loin du compliment en citant cet écrivain belge. Mais pour ma part, je passerai désormais mon tour.

En bref : Voilà un écrivain qui a de l’imagination, mais qui aurait besoin de se trouver un bêta-lecteur sérieux pour corriger toutes ses erreurs bien désagréables. Par contre, son fantastique n’est pas toujours de mon goût ; pas assez fantastique justement. Alors, même si je ne relirais sans doute rien de lui, je n’irai pas jusqu’à vous le déconseiller. Il mérite d’avoir sa chance.

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