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John Varley : Dans le palais des rois martiens

dimanche 3 novembre 2013, par Denis Blaizot

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Titre original : In the Hall of Martian Kings / Persistence of vision, 1978
Traduction de Michel DEUTSCH

Quatrième de couverture : Vous vivez dans un très lointain avenir et vous êtes l’héritier d’une humanité si vieille, si décadente, que vraiment vous n’êtes plus très beau à voir. Il vous faut du sang neuf. Où aller le chercher, sinon dans le passé, chez ces Terriens inconscients du XX° siècle qui ont le toupet de se trouver malheureux alors qu’ils ont encore des bras, des jambes, un visage intacts ? Et tant pis pour eux s’ils sont victimes d’un raid aérien à côté duquel les détournements d’avion actuels ressemblent à des attentats d’opérette ! Une nouvelle incroyable dans laquelle, comme dans les quatre autres textes de ce recueil, se déchaîne l’humour macabre, iconoclaste, totalement nouveau de John Varley.

Ce recueil contient :

  • Le Fantôme du Kansas (The Phantom of Kansas)
  • Raid aérien (Air raid)
  • Un été rétrograde (Retrograde summer)
  • Le Passage du trou noir (The black hole passes)
  • Dans le palais des rois martiens (In the hall of the Martian kings)

Avant de commencer la critique : Ce recueil contient 9 nouvelles dans sa version originale. Celle-ci fut publiée sous le titre The Persistence of vision aux États-Unis et In the Hall of Martian Kings au Royaume-Uni. Denoël, quant à lui décida de le publier en deux parties dans sa collection Présence du futur (N° 276 et 277), traduisant les deux titres anglophones pour en faire les titres de chacun des volumes en français. Ainsi la première partie (N°276) porte le titre Dans le palais des rois martiens et la deuxième Persistance de la vision. Après la disparition de cette collection. Le recueil a paru en un seul volume sous le titre Persistance de la vision en Folio SF.

Ma chronique ne va porter que sur la première partie... c’est le problème d’acheter des livres épuisés d’occasion

Mon avis : Le Fantôme du Kansas est trop lente et c’est dommage. L’héroïne est menacée de mort. On est en droit d’en déduire que le récit va être dynamique. Hé bien, non ! On s’y ennuie. Cette mollesse m’a donné envie de refermer le livre et le poser sur la pile des trucs à refourguer sur un vide grenier.

Le rythme plus soutenu de Raid aérien convient très bien à cette histoire de sauvetage des passagers et membres d’équipage d’un avion de ligne amené à s’écraser sans qu’il y ai aucun survivant. J’ai tout de même été déçu par la fin, très ancrée dans son époque. Le groupe de sauveteurs vient du futur pour récupérer des êtres humains en bonne santé pour coloniser une autre Terre. Ça, c’est le côté positif de la trame. Malheureusement, l’argumentaire fait très, trop, guerre froide.

Un été rétrograde n’a aucun intérêt en tant que nouvelle. Elle aurait beaucoup plus sa place dans un roman. En effet, elle ne raconte rien. Elle ne fait que consolider l’univers développé par Varley dans cet ensemble de nouvelles.

Le Passage du trou noir est assez intéressante, mais elle marquée par ses 40 ans. En effet, imaginer des stations de surveillance et d’observation de l’espace profond occupées en permanence et pendant de nombreux mois par un seul être humain est typique de la période 60-70. À cette époque USA et URSS ont effectivement envisager des stations de surveillance de la Terre habitées par un équipage très restreint. L’amélioration des performances des automatismes et le cout élevé du transport des marchandises dans l’espace ont mis fin à cette idée vers le début des années 80. Autre point qui m’a paru gênant : La station de l’un des protagonistes est disloquée par les effets de marée d’un trou noir passant à faible distance. Ma question est la suivante : Cette installation peut-elle se trouver assez proche d’un trou noir pour être détruite sans que ni elle ni le héros ne soient piégés par son champ gravitationnel ? Je crains que la réponse ne soit négative. Et dans ce cas, la trame s’effondre. Dommage.

J’appréhende de commencer Dans le palais des rois martiens. Cette nouvelle est la plus longue du volume (70 p.) et vu la lenteur des histoires précédentes, vais-je trouver un intérêt à la lecture de celle-ci ?

Hé bien, première bonne surprise de ce livre : Cette nouvelle est très sympa. C’est dommage que la première bonne nouvelle soit aussi la dernière. Le contexte est cohérent (même si on y sent un petit côté 70’s), l’histoire est construite et riche. L’inventeur a su inventer une biosphère martienne très originale. On en redemande.

La dernière nouvelle m’a beaucoup plu, mais les autres... J’ai failli plus d’une fois renoncer à la lecture de ce bouquin, car le style de John Varley n’est vraiment dans mes goûts. Si j’en trouve d’autres volumes que je paierai comme celui-ci quelques centimes, peut-être réessaierai-je, mais je n’irai pas acheter un volume neuf au prix fort. Mon impression est trop négative.

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CITRIQ
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