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Robert E. Howard : Les cavaliers de Babylone

lundi 20 décembre 2021, par Denis Blaizot

Ces vers sont la traduction du poème de Robert E. Howard Robert E. Howard  : The Riders of Babylon, publié dans Weird Tales de janiver 1928 1928 .
The Riders of Babylon

The riders of Babylon clatter forth
Like the hawk-winged scourgers of Azrael
To the meadow-lands of the South and North
And the strong-walled cities of Israel.
They harry the men of the caravans,
They bring rare plunder across the sands
To deck the throne of the great god Baal.
But Babylon’s king is a broken shell
And Babylon’s queen is a sprite from hell ;
And men shall say, “Here Babylon fell,”
Ere Time has forgot the tale.

The riders of Babylon come and go
From Gaza’s halls to the shores of Tyre ;
They shake the world from the lands of snow
To the deserts, red in the sunset’s fire ;
Their horses swim in a sea of gore
And the tribes of the earth bow down before ;
They have chained the seas where the Cretans sail.
But Babylon’s sun shall set in blood ;
Her towers shall sink in a crimson flood ;
And men shall say, “Here Babylon stood,”
Ere Time has forgot the tale.
Les cavaliers de Babylone

Les cavaliers de Babylone s’élancent
Comme les faucheurs d’Azraël aux ailes de faucon
Vers les prairies du Sud et du Nord
Et les villes d’Israël aux murs solides.
Ils harcèlent les hommes des caravanes,
Ils apportent de rares butins à travers les sables
Pour parer le trône du grand dieu Baal.
Mais le roi de Babylone n’est qu’une coquille brisée.
Et la reine de Babylone est un lutin de l’enfer ;
Et les hommes diront, « Ici Babylone est tombée, »
Avant que le temps n’ait oublié le récit.

Les cavaliers de Babylone vont et viennent
Des salles de Gaza aux rivages de Tyr ;
Ils secouent le monde depuis les terres de neige
Aux déserts, rouges dans le feu du soleil couchant ;
Leurs chevaux nagent dans une mer de sang
Et les tribus de la Terre se prosternent devant ;
Ils ont enchaîné les mers où naviguent les Crétois.
Mais le soleil de Babylone se couchera dans le sang ;
Ses tours s’écrouleront dans un flot cramoisi ;
Et les hommes diront, « Ici Babylone se tenait, »
Avant que le temps n’ait oublié le récit.