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Thomas Dish : Génocides

mardi 2 novembre 2021, par Denis Blaizot

Auteur : Thomas Dish
Titre français : Génocides
Titre original : The genocides (1965 1965 )
Éditeur : J’ai Lu
Année de parution : 1983 1983
ISBN : 2277214213

Quatrième de couverture :

Génocides conte l’histoire de la plus inattendue et de la plus vraisemblable des invasions de la Terre par des extra-terrestres. Aucun humain ne vit jamais un des envahisseurs. Simplement, du ciel se mirent à pleuvoir des graines. La planète entière se-trouva réduite à l’état d’exploitation agricole, et les humains ramenés, presque le temps d’une saison, au statut d’insectes nuisibles. Survivraient-ils à cette rencontre d’un cinquième type ? Et dans quel état ?

Mon avis : Série TV oblige, j’ai découvert Thomas Disch en 1979 1979 par la lecture de Le Prisonnier. Comment puis-je être aussi précis ? Parce que j’ai acheté le livre neuf cette année-là. Dans la foulée, ou presque, j’avais dévoré Sur les ailes du chant. Mais après ça, un grand hiatus jusqu’à ce que je découvre Poussière de Lune chez un bouquiniste que j’avais moyennement apprécié.... très moyennement. De nouveau calme blanc. Il a fallu que je tombe par hasard sur Génocides pour que je redécouvre cet écrivain.

Génocides va-t-il me faire aimer de nouveau son auteur ? J’ai un doute. Je me demande même si c’est bien sage d’envisager de relire Le prisonnier.

Déjà, c’est du post-apocalyptique et je ne suis pas fan du genre, loin s’en faut. Mais un post-apo étrange. Très souvent dans ce genre de roman, les survivants arrivent malgré tout à quelque-chose. Là, mis à part devenir de plus en plus idiots... ou timbrés. Mais s’il n’ y avait que ça !

À la lecture des trois premiers chapitres, j’ai failli arrêter. Je ne voyais vraiment pas ce qu’il y avait de SFFF là-dedans. Mais le chapitre 4(page 38/189) m’a fait comprendre où était le côté SF. Toutefois, il n’éclaire pas plus que ça la scène. On ne sait toujours pas d’où sortent les instigateurs de ce massacre, ni le pourquoi de leurs actions. Et puis, des E.T. qui utilisent le calendrier grégorien, c’est louche, très louche.

À quelques deux mille pieds au-dessus d’eux, la terre sortait de son engourdissement sous l’influence vivifiante du Soleil qui venait effectivement de franchir l’équinoxe. (p.154) Quoi ? Comment ? Le printemps ne commence qu’à l’équinoxe ? Soit aux environs du 21 juin. Bon je sais bien que tous ces événements se déroulent dans la région de Duluth, Minnesota, sur les rives du Lac Supérieur. Et que les choses ne sont pas pareilles aux U.S.A. et en Europe... Mais quand même ! Une erreur du traducteur ? Je ne vois pas pourquoi le traducteur aurait confondu equinox et solstice. L’aurait-il fait par méchanceté ? Non. Je pense plutôt que l’auteur n’était pas très doué avec la climatologie et l’astronomie...

M’enfin ! S’il n’y avait que ça. Globalement, toute l’histoire est invraisemblable si l’on tient compte un minimum de l’écologie et de l’économie même vues par une civilisation extra-terrestre dont on n’apprend rien hormis qu’elle transforme la Terre en exploitation agricole. Donc sans intérêt. Disch aurait mieux fait pratiquer à la manière de Robert Merle avec Malevil. Là, au moins, il n’y a aucune explication de fournie sur les origines de la catastrophes. Ça évite à l’auteur de l’embourber dans des âneries monumentales.

Bon. Ben maintenant, une question me tarabuste : dois-je tenter une lecture de son Livre d’or ? Ou retenter ma chance avec Le Prisonnier ? J’hésite.

En bref : Vous l’aurez compris , ce n’est pas moi qui vais vous inviter à le lire. Passez votre chemin, pauvres fous !!!

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