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Stefan Wul : Oms en série

lundi 15 novembre 2021, par Denis Blaizot

Auteur : Stefan Wul Stefan Wul
Titre français : Oms en série
Éditeur : Denoël (Présence du futur Présence du Futur Collection de poche des éditions Denoël )
Année de parution : 1988 1988

Quatrième de couverture :

Que sont devenus les hommes ? Les survivants du grand cataclysme ont été recueillis par les draags, géants bleus aux yeux rouges, qui les ont emmenés sur leur planète, où le temps s’écoule beaucoup plus lentement que sur la Terre. Asservis, domestiqués ils sont devenus des oms, des êtres dégénérés au service de leurs nouveaux maîtres. Mais peu à peu, menés par le jeune Terr, petit om d’une intelligence supérieure, ils retrouveront le goût de la liberté et affirmeront leur humanité face aux Draags.
Fleuve Noir, Anticipation
N°102 — 1957

Mon avis : Un vague souvenir du film d’animation que René Laloux en a tiré en 1973 1973 , un très bon souvenir d’une de mes dernière lecture de Stefan Wul Stefan Wul La mort vivante — font que je ressors un déçu de cette lecture. Mais cela reste un bon livre.

Cette race extra-terrestre qui a voyagé jusqu’à la Terre pour y prélever des humains et en faire des animaux de compagnie — Ce que nous humains faisons assez volontiers avec toute espèce animale terrestre qui nous plait suffisamment. Non. Il n’y a pas vraiment de différence : les Draags considèrent l’intelligence humaine au même titre que beaucoup d’entre nous le font avec nos animaux de compagnie... quelle que soit l’espèce. Combien d’entre vous ne voient dans leur chien ou leur chat qu’une boule de fourrure tout juste bonne à recevoir des caresses et manger de la pâtée ?

Mais les Oms en tant qu’espèce intelligente ne sont qu’endormis et il leur suffit d’un petit coup de pouce pour sortir de leur léthargie. Et il suffit qu’un seul d’entre eux bénéficie d’un peu plus d’attention de la part de sa propriétaire pour que l’histoire de l’humanité prenne un nouveau départ.

Côté style, j’ai retrouvé les petits défauts de l’auteur que j’avais déjà eu l’occasion de repérer dans certaines autres de ses œuvres ; des petits défauts — choix de mots surprenant en particulier — qui font que les romans de Stefan Wul Stefan Wul risquent de faire vieillots d’ici quelques années. Les descriptions technologiques font aussi assez datées sans pour autant perdre de leur crédibilité.

En bref : Ce roman ne restera pas dans mon souvenir comme mon préféré de l’auteur. En effet, je lui préfère largement La mort vivante ou Piège sur Zarkass. Quoi qu’il en soit, si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas à le lire. Il est court et ne devrait pas, dans le pire des cas, vous laisser un trop mauvais souvenir.

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