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Robert Silverberg : Le Grand silence

samedi 2 novembre 2013, par Denis Blaizot

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Éditions Flammarion (Imagine) (1999)

Titre original : The Alien Years (1998)

Synopsis :
Cette fois, ce n’est plus du cinéma ! Surgis de nulle part, les extraterrestres ont débarqué sur la Terre pour s’installer dans les principales métropoles du globe : Los Angeles, New York, Londres, Prague, Paris...
Indiciblement beaux ou incroyablement hideux — les avis sont partagés sur les géants d’outre-espace — , refusant toute communication depuis les enclaves impénétrables où ils se sont enfermés, ils dirigent la planète selon des voies mystérieuses par l’intermédiaire de collaborateurs humains télépathiquement asservis. Communications, gouvernements et systèmes bancaires disparaissent, plongeant le monde dans le chaos. Coupures d’électricité à grande échelle, pandémies, déportations et exécutions massives sanctionnent les tentatives de rébellion. Les Entités, comme on les appelle, sont venues, Elles ont vu, Elles ont vaincu. Mais pas sur toute la ligne... En Californie du Sud, le vieux colonel Carmichael prêche la Résistance au milieu de son clan rassemblé dans les collines de Santa Barbara. Ex-hippie ou ex-militaire, escroc repenti ou musulman mystique, professeurs d’université ou informaticiens de haute volée, au fil des générations, la pittoresque tribu Carmichael va unir ses compétences pour bouter l’envahisseur hors de la Terre...
A la fois étrange et familière, une chronique de cinquante ans d’occupation extraterrestre qui atteint à l’ampleur d’Autant en emporte le vent.

Mon avis : Il est indéniable que nous avons à faire à un écrivain aguerri. La main est sûr. Le style affirmé. Je serais tenté de n’en dire que du bien, si ce n’est que : Silverberg se moque de ses lecteurs. Ces extraterrestres sont capables d’arrêter des gammes d’appareils électriques sur toute la planète sans perturber le fonctionnement des autres. « Et alors ? » me direz-vous. « Si ça l’arrange ! » Pourquoi pas. En tant qu’auteur, il est libre de réinventer les lois de la physique dans son univers. Bien sûr, mais que ce soit cohérent. Ses E.T. remettent en service les équipement électriques les uns après les autres. Pour lui, les automobiles restent soumises à ce blocus, sauf les vieilles voitures qui démarrent à coup de manivelle. Comme il présente la chose, je crains qu’il ait complètement oublié que le démarreur n’est pas le seul équipement électrique indispensable au bon fonctionnement d’une voiture. Et si dans son idée, c’est le seul a être bloqué, il aurait fallu que quelqu’un lui rappelle qu’une automobile peut démarrer sans démarreur... en la poussant ou dans une pente. Mais s’il n’y avait que cela. Sous prétexte de donner de la vraisembl
ance à certains de ses personnages, il nous ennuie avec des détails à la limite du sordide qui n’apportent apparemment rien à la trame du roman.
L’un des personnages principaux du début, que le lecteur ne peut que pressentir comme le héros (ou l’un des héros) disparait dans un accident d’avion vers la page 50. Les événements importants suivants se situent vers la pages 220. Entre les deux ? 170 pages de blabla. C’est comme cela que je l’ai ressenti. Quelques dizaines de pages plus loin nous retombons dans un brouillard d’anecdotes qui donnent du corps aux personnages mais noient l’intrigue. Puis l’action redémarre avant la fin catastrophique. Les héros n’arrivent pas à éradiquer ou chasser les extraterrestres. Ok. Hé bien, ceux-ci quittent la Terre sans explication. Et nous revoilà partis pour quelques pages de blabla pseudo métaphysique.

C’était ma première lecture de Silverberg. Ce pourrait bien être la dernière.

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CITRIQ
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