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Jean-Pierre Bours : Celui qui pourrissait

mercredi 12 août 2015, par Denis Blaizot

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Celui qui pourrissait

Marabout - Fantastique n° 625
1977
192 pages

Quatrième de couverture :
Que le fantastique soit aussi une disposition d’esprit, un regard privilégié porté sur les hommes et les choses, ce recueil de neuf contes nous le montre avec éclat. Il y a ici certes des déchirures brutales, d’horribles moments, des lueurs d’épouvante, de curieux dédoublements et d’incroyables méprises, mais aussi une quête passionnée de l’identité, une interrogation lancinante sur la difficulté d’être et de vivre — sur les foudroyantes incertitudes de la vie et de la mort. Avec Jean-Pierre Bours, le fantastique est bien ainsi la voix d’un désarroi panique. Davantage : le chant désespéré d’une blessure.

Ce recueil contient :

  • Celui qui pourrissait
  • Procédure contradictoire
  • Histoire d’A
  • Le Peuple nu
  • Divin marquis !
  • Le Château des réminiscences
  • La Vérité sur la mort d’Aaron Goldstein
  • La Mort du juste
  • Entre Charybde et Scylla
  • Aujourd’hui l’abîme

Mon avis : Depuis la publication de ce volume en 1977, Jean-Pierre Bours, très occupé par ses activité d’avocat et de professeur de droit financier, n’a publié que 13 nouvelles (dont 10 dans ce recueil) et deux romans (La Nuit du jugement (Quorum — 1997) et Indulgences (HC Editions — 2014). Le premier est un thriller et le deuxième un roman historique. Je savais d’entrée de jeu que je ne m’engageais pas dans la découverte d’un auteur prolifique. D’autant plus que ni le roman historique ni le thriller ne m’attire.

Quand est-il de mon opinion sur Celui qui pourrissait ? Ne vous y trompez pas. Ce n’est pas parce qu’il a été édité en 1977 qu’il est difficile à trouver. Il y en a eu plusieurs tirages avec des couvertures différentes et même une réédition récente. Donc, même ceux qui ne lisent jamais de livres d’occasion pourront le lire ;)

Aujourd’hui, pas de critique nouvelle par nouvelle. Juste une impression d’ensemble.

Le style est soigné et je ne vois pas ce qu’on pourrait lui reprocher de ce point de vue. Côté récits, mes avis varient énormément d’une nouvelle à l’autre. En lisant la première nouvelle, j’ai franchement eu l’impression de retrouver une histoire façon Jean Ray. Par la suite, la narration et les thèmes s’en écartent quelque peu. On ne peut pas dire que j’ai aimé Le Château des réminiscences qui ne m’a accroché ni par le mode narratif ni par le thème. Pour La Mort du juste, l’auteur a choisi d’avoir deux narrateurs qui se relayent pour raconter l’histoire. Intéressant, mais ça n’apporte pas grand’chose de plus.

C’est au final La Vérité sur la mort d’Aaron Goldstein qui a ma préférence, mais tout ce recueil mérite d’être lu.

En bref : N’hésitez pas à vous procurer ce volume et à le dévorer. Ce peut être un bon moyen de découvrir cet écrivain qui promet d’être plus prolifique maintenant qu’il est en retraite de sa carrière d’avocat et d’enseignant. Pour ma part, je vais sans doute me laisser tenter par l’un ou l’autre de ses romans... si je trouve le moyen de les mettre dans ma pile de lecture en retard.

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