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Serge Brussolo : l’armure de vengeance

samedi 29 novembre 2014, par Denis Blaizot

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L’armure de vengenace
Serge Brussolo
France Loisirs
(Piment)
2000

Première édition Le Masque 1998

Résumé de l’éditeur : Par une nuit sans lune, Jehan de Montpéril le chevalier errant, doit escorter au plus profond de la forêt six fossoyeurs porteurs d’un cercueil bardé de fer.

C’est une armure qu’il s’agit de mettre en terre. Une armure maléfique, une armure tueuse, qui, dit-on, bouge toute seule et répète, la nuit, les gestes de mort appris sur les champs de bataille.

Ceux qui ont tenté de s’en vêtir ont vu leur famille décimée par ce vêtement de guerre, si parfait que tous les chevaliers le convoitent.

Une malédiction pèse-t-elle vraiment sur l’habit de métal, ou bien quelqu’un se sert-il de cette légende pour mener à bien une mystérieuse vengeance ?

C’est ce que Montpéril devra tirer au clair en se gardant, une fois de plus, des faux démons et des assassins masqués.

Prix du Roman d’Aventures 1994, Masque de l’Année 1995, Grand Prix RTL-LIRE 1995, Serge Brussolo, « le maître français du suspense machiavélique » , nous convie à une envoûtante exploration des sortilèges du Moyen Âge. Une enquête gothique et cruelle qui passionnera les lecteurs enthousiasmés par Le château des poisons, la précédente aventure du chevalier Jehan de Montpéril.

Mon avis : Commençons par l’évidence : c’est du Brussolo, donc c’est bien écrit. Là-dessus, il n’y a pas grand chose à dire. Son style étant toujours égal à lui-même.

Je ne comparerai pas L’armure de vengeance au premier volet des aventures de Jehan de Montpéril. Je l’ai lu il y a bien trop longtemps pour avoir encore quelques chose à en dire.

Celui-ci nous plonge bien dans l’ambiance moyen-âge. Je regrette simplement que (est-ce un problème de cette édition ?) les mots harnais et harnois alternent tout au long du livre. Les deux se disent, mais j’aurais préféré avoir sous les yeux le mot harnois à chaque fois qu’il était question de la fameuse armure de vengeance. Surtout que le mot harnais me fait immanquablement penser au harnais de sécurité utilisé dans bien des activités dangereuses. J’aurai apprécier aussi de pouvoir situer avec une relative précision dans quelle province se déroule l’histoire. À quelques mots glissés vers la fin, il semble que toute l’aventure se déroule en Bretagne ou aux portes de Bretagne, mais rien n’est sûr.

18 morts tout au long du roman, dont certaines inutiles, juste là pour renforcer le côté sombre du roman et bien coller à l’image sanguinaire du moyen-âge. Et encore, devrais-je en compter 19. La plus part étant causée par le bourrin de service : le comte Philippe de Guignes. Le lecteur (et l’auteur aussi sans doute) ayant envie de le voir mort, pour le punir de ses actes et de sa mentalité complètement pourrie et calculatrice, l’auteur nous sert quelques dernières pages d’épilogue pour nous annoncer la mort de ce personnage exécrable. J’ai trouvé ces pages superflues et, en fait, j’aurai préféré refermer le livre sur la mort de l’assassin et ne pas lire le dernier chapitre.

En bref : Voilà un bon moment de lecture que je vous recommande, même si vous pouvez vous abstenir du dernier chapitre.

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