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René Barjavel : La Nuit des temps

samedi 18 janvier 2014, par Denis Blaizot

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Presse-pocket — 1991. (première édition 1968)

Synopsis :

Dans l’immense paysage gelé, les membres des Expéditions Polaires françaises font un relevé sous-glaciaire. Un incroyable phénomène se produit : les appareils sondeurs enregistrent un signal. Il y a un émetteur sous la glace...

Mon avis : Trop tard. J’ai entrepris la lecture de ce roman trop tard. J’avais apprécié la lecture du Voyageur imprudent, découvert au collège ou au lycée, je ne sais plus. Dès cette époque, j’avais envisager de découvrir d’autres œuvres de René Barjavel, dont La Nuit des temps. Les aléas de la vie font que ce n’est que cette année que j’ai l’occasion de le lire. J’aurais mieux fait d’en rester à l’intention.

C’était sans aucun doute un très bon roman à sa sortie en 1968. Il était encore possible de prendre plaisir à sa lecture dans les années 80. Mais la science-fiction un genre qui vieilli rarement bien. Et cette œuvre ne fait pas, selon moi, partie de cette minorité qui traverse les décennies sans dommage. Trop ancrée dans son époque avec des personnages stéréotypés : le gros con d’américain prétentieux et lourdaud — le lecteur ne peut que se demander ce qu’un bourrin pareil fait dans une expédition scientifique. Par ses maladresses il provoque la mort de deux personnes - , la russe enfermée dans son carcan idéologique et le français amoureux... pour n’en citer que trois parmi les plus importants. La civilisation décrite par l’héroïne sortie d’une léthargie longue de 900 000 ans est peu crédible. En avance sur la nôtre de plusieurs longueurs, elle n’aurait laisser aucune trace sur Terre ni sur la Lune où été installées des colonies. Peu vraisemblable. Même son holocauste dans une guerre mondiale destructrice aurait laissé des marques à la surface de notre planète. Même en 1968, les géologues étaient en capacité de repérer les empreintes laissées dans la roche par les explosions dévastatrices sensées avoir ravager les territoires de plusieurs grandes puissances à travers le monde. Rien à faire, je n’adhère pas.

En bref : Je ne relirais jamais de René Barjavel. Ce roman est plein d’invraisemblances, d’absurdités et de personnages caricaturaux. Ça n’a vraiment pas été une partie de plaisir de lire jusqu’au bout. Si je me suis forcé, c’est pour comprendre certains y voyaient un rapport avec Roméo et Juliette. La ressemblance est vraiment légère : Lors d’une transfusion sanguine pour tenter de sauver le compagnon de voyage d’Éléa, l’héroïne venue du passé, elle réussi à l’empoisonné en s’empoisonnant elle-même. C’est quand même ballot, elle est allongée juste à côté de lui et ne le reconnais pas. Elle ne reconnais celui qui fut son compagnon de vie, son amoureux qui a pu faire le voyage avec elle.... N’importe quoi !!!

J’ai également lu : Le voyageur imprudent que j’ai beaucoup aimé et que je ne relirais jamais de peur de lui découvrir les mêmes défauts qu’à ce truc.

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