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Découvertes dans la Lune faites au cap de Bonne-Espérance par Herschel fils

lundi 13 juillet 2020, par Denis Blaizot

Auteur : Richard Adams Locke [1]
Titre français : Découvertes dans la Lune faites au cap de Bonne-Espérance par Herschel fils
Traduction de : Non créditée.
Éditeur : Babeuf
Année de parution : 1835 1835

Résumé :

Ce texte a initialement paru en quatre parties, si l’on en croit la préface, dans un journal américain. Il est censé présenter des extraits d’un ouvrage rédigé par John Herschel pendant son séjour en Afrique australe. Séjour durant lequel il mit en place un télescope de forte puissance.
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Mon avis : J’ai découvert l’existence de ce texte par hasard à la lecture de Solênopédie, Révélation d’un nouveau système d’éducation phrénologique pour l’homme et les animaux. Ces deux œuvres ont un point commun : à l’époque de leur première publication, elles étaient des canulars de haut vol. L’une et l’autre ancrées dans l’actualité scientifique de ces années 1830. La Solênopédie vogue sur la vague de la phrénologie très populaire à l’époque et les découvertes dans la Lune s’appuient quant à elles sur les discussions sans fin des astronomes sur l’habitabilité des mondes et la présence, ou non, d’une atmosphère propre à abriter la vie.

Les années ont passé et nos connaissances en médecine comme en planétologie ont progressé. Ce qui était un canular en 1835 1835 peut être classé en 2020 2020 comme une fiction précurseur de la SF moderne.

En cherchant sur Internet une copie numérique de cet ouvrage rare, j’ai découvert qu’il y en avait eu deux éditions. L’une en 1835 1835 peut effectivement passer pour un canular, les « découvertes » étant simplement hors de portée des instruments d’observations astronomiques de l’époque... et à la limite des capacités des meilleurs instruments de notre début de XXIe siècle. Mais l’autre, publiée quelques mois plus tard, est riche de détails sur les êtres vivants sur la Lune et la civilisation qu’ils y ont fondée. Informations qui peuvent difficilement être obtenues juste en regardant, de loin, au travers d’une lorgnette aussi puissante soit elle.

En bref : J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ce texte... ces textes, puisqu’ils ne présentent pas les découvertes sous le même point de vue. Je pourrais vous laisser rechercher les copies sur internet et les lire avec difficulté, les scans n’étant pas d’une grande qualité. J’ai préféré vous mettre à disposition deux fichiers Pdf contenant chacun l’un des textes avec une composition moderne et exempt, je l’espère, de coquilles.

Découvertes dans la Lune faites au Cap de Bonne-Espérance par Herschel Fils
Babeuf — 1835
Publication complète des nouvelles découvertes de sir John Herschel dans le ciel austral et dans la Lune.
Masson et Duprey — 1836

Et en continuant mes recherches, de découvrir que tout serait parti d’une note lue par Locke dans le Edinburgh New Philosophical Journal de 1826 à la page 390 :

La Lune et ses habitants . — Olbers considère comme très probable que la lune est habitée par des créatures rationnelles, et que sa surface est plus ou moins couverte d’une végétation pas très différente de celle de notre terre. Gruithuisen soutient qu’il a découvert, au moyen de son télescope, de grands ouvrages artificiels dans la lune, érigés par les Lunariens ; et très récemment, un autre observateur soutient, à partir d’une observation réelle, que de grands édifices existent dans la lune. Noggerath, le géologue, ne nie pas l’exactitude des descriptions publiées par Gruithuisen, mais soutient que toutes ces apparences sont dues à de vastes whin-dikes ou veines pièges s’élevant au-dessus de la surface générale de la lune. Gruithuisen, dans une conversation avec le grand astronome Gauss, après avoir décrit les figures régulières qu’il avait découvertes dans la lune, a parlé de la possibilité d’une correspondance avec les habitants de la lune. Il porta, dit-il, à la connaissance de Gauss, l’idée qu’il avait communiquée, il y a plusieurs années, à Zimmerman. Gauss répondit que le projet d’ériger une figure géométrique dans les plaines de Sibérie correspondait à son opinion, car, selon lui, une correspondance avec les habitants de la lune ne pouvait être entamée qu’au moyen de ces contemplations et idées mathématiques que nous devons avoir en commun avec eux. Les vastes creux circulaires de la lune ont été considérés par certains comme des preuves d’action volcanique, mais ils diffèrent tellement en forme et en structure des cratères volcaniques, que beaucoup sont maintenant d’avis, et avec raison, que ce sont de vastes vallées circulaires.


[1Pour l’édition américaine, non créditée. Mais Locke a admis, en 1840, en être l’auteur.