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Marcellin Berthelot : Science et morale

samedi 8 juin 2019, par Denis Blaizot

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Titre : Science et morale
Auteur : Marcellin Berthelot
Éditeur : Calmann Lévy (Paris)
Date d’édition : 1896  
Copie disponible sur gallica
Sommaire

  • Préface
  • La science et la morale
  • Discours prononcé au banquet de Saint-Mandé
  • Le but de la science
  • La science éducatrice – la crise de l’enseignement secondaire (1891)
  • L’éducation physique
  • Sur les programmes d’études
  • Le rôle de la science en agriculture
  • L’enseignement supérieur en Algérie
  • La haute culture et la loi militaire
  • Le centenaire de l’Institut
  • Le centenaire de la société philomathique. Ses origines et son histoire
  • Pasteur
  • Claude Bernard
  • Paul bert
  • Frédéric André (1847-1888  .)
  • J.-J. Rousseau et la révolution française
  • Garibaldi
  • Relations avec l’Allemagne
  • La Némésis
  • La censure
  • Les victimes de l’incendie de l’Opéra-comique
  • Le jour des morts
  • Les sociétés animales : les invasions des fourmis ; le potentiel moral
  • Les perles et leur rôle dans l’histoire
  • La découverte de l’alcool et la distillation
  • Un chapitre de l’histoire des sciences : Transmission des industries chimiques de l’antiquité au moyen age
  • La chimie chez les Arabes
  • Papin et la machine a vapeur
  • En l’an 2000

Mon avis : Comme vous pouvez le deviner à lire le sommaire de ce volume, je n’ai pas trouvé le même intérêt à tous les articles. Certains sont déjà en ligne sur gloubik Sciences, d’autres le seront bientôt et certains ne passeront pas le filtre de mes centres d’intérêt.

Quoi qu’il en soit, je vous propose de découvrir l’intégralité de ce livre en téléchargeant le pdf réalisé d’après mon exemplaire d’époque ou de consulté la copie mise à disposition par la BNF sur Gallica.

Bonne lecture.
Quelques extraits :

Ce sont des vertus merveilleuses, que l’on trouve proclamées à toutes les époques pour les médicaments à la mode. Il y a là une tendance naturelle à l’esprit humain : dès qu’une chose, ou une idée, dans un ordre quelconque, arrive à la prééminence, on l’étend à tout, on la croit propre à toutes les destinations : la vue de l’objet, ou la conception de l’idée obsède certains esprits, et remplit en quelque sorte leur horizon.
Cependant, si les conditions matérielles de la vie humaine ont été changées ; si l’accumulation des capitaux et l’accroissement de la force productive du labeur humain ont accru graduellement l’aisance générale et donné aux travailleurs une indépendance relative et des droits qu’ils ne possédaient pas autrefois et qui tendent à s’accroître chaque jour, pour le bonheur de la race humaine ; ces progrès, il ne faut pas cesser de le rappeler, ne sont dus ni aux études littéraires, ni aux discussions scolastiques, religieuses, ou philosophiques. Non ! ils sont attribuables essentiellement au développement de la science et à celui de la richesse générale, créée par ces découvertes. Vérité aperçue surtout depuis le XVIIIe siècle, qui a proclamé l’avènement prochain du règne de la science et de la raison : elle éclate aujourd’hui de toutes parts, depuis la transformation rapide de la civilisation qui s’est accomplie de notre temps et qui se poursuit sous nos yeux.
LE JOUR DES MORTS

D’après le mythe antique, la mort et l’amour sont frères : l’un donne la vie, l’autre l’enlève. C’est que la mort est la fin nécessaire de tout acte et de toute forme de l’Être. Sans la mort, conséquence fatale de la vie, le monde serait insensible, immobile, et, par rapport à notre conception des choses, anéanti.

Pensée, publiée dans le Journal, 2 novembre 1895  .
Demain ou après-demain sans doute, les progrès combinés de la mécanique de la physique et de la chimie permettront à l’ingénieur de diriger les machines volantes à travers l’atmosphère. Au jour de la navigation aérienne, que deviendront le commerce, les douanes, les relations internationales, civiles et militaires ?
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