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W. C. Baldwin Récits de chasse, du Natal au Zambèze

abrégés par H. Vattemare 1884

dimanche 26 novembre 2017, par Denis Blaizot

Titre : W. C. Baldwin. Récits de chasse, du Natal au Zambèze
Auteur : Hippolyte Vattemare
Éditeur : Hachette
Année de parution : 1884 (3e édition)
Format : 220x135, 189 pages.
Illustré.

Je vous propose comme à mon habitude ce livre aux formats EPUB et PDF sans les illustrations.

Mais pourquoi le publier ? Parce que c’est un ouvrage de Hippolyte Vattemare que j’ai trouvé pour une misère sur un vide-grenier... où, en définitive, j’aurais peut-être dû le laisser. Surprenant ? Pas tant que ça.

Cet ouvrage est un résumé des comptes-rendus de voyages en Afrique australe de William Charles Baldwin, un Anglais qui ne savait visiblement faire qu’une chose : tirer sur tout ce qui bouge. Il est même surprenant qu’il n’est tué aucun humain pendant ses pérégrinations en Afrique australe et qu’il se soit même prit d’affection pour les représentant des peuplades autochtones qu’il a pu rencontré. Ce sont justement ces rencontres qui donnent tout leur intérêt à ce récit. Il aurait sans doute été plus intéressant de lire le texte complet que l’abrégé. Vattemare s’est en effet fendu d’un résumé quand une traduction complète existait déjà. Là, je pense que j’aurais craqué : Baldwin m’est vraiment trop antipathique dans son côté chasseur excessif.

Serez-vous plus conciliant que moi ou au contraire rejetterez-vous ce personnage haut en couleur qui manque plus d’une fois de mourir pendant son séjour africain.

Et pour donner un petit aperçu :

S’estimer heureux lorsque, n’en pouvant plus, on trouve un kraal, c’est-à-dire un camp de Boschimans : des hangars provisoires, à demi couverts de chaume, d’une ignoble saleté, quelques fagots d’épines dressés contre le vent, des tranches de venaison à demi putréfiées, séchant au soleil, des vases remplis d’eau, des lambeaux de pelleterie suspendus aux branches voisines. Votre fidèle jockey apporte deux ou trois brassées d’herbe, les étend dans un coin, il pose votre selle en guise d’oreiller, et là, couché tout près d’un feu de bois vert, dont la fumée vous passe au-dessus du corps et tient les moustiques à distance, vous courtisez le sommeil jusqu’à la venue du jour. Si, après une nouvelle course du même genre, vous apercevez la bête, et que la chasse soit heureuse, tout s’est passé dans les meilleures conditions possibles.
Le même soir, Baldwin abattit un lion superbe, mais n’ayant pas de savon arsenical, il n’en put conserver la peau et n’emporta, comme trophées de sa victoire, que le crâne et les griffes.(qui furent jetés par l’un de ses conducteurs de chariot au profit du chargement d’ivoire.)
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