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Jules Rengade : Voyage sous les flots

jeudi 9 avril 2020, par Denis Blaizot

Auteur : Jules-Aristide-Roger Rengade (1841- 1915)
Titre français : Aventures extraordinaires de Trinitus. Voyage sous les flots, rédigé d’après le journal de bord de « l’Éclair »
Éditeur : La Science Illustrée La Science Illustrée La science illustrée est un journal hebdomadaire de vulgarisation scientifique créé en octobre 1875. Son premier numéro porte porte la date du 18 Octobre 1875. Les principaux rédacteurs sont Adolphe Bitard, Louis Figuier et Élysée Reclus pour la première année mais ils cèdent la place à de nouveaux noms dès le début de la seconde année. Cette première version a duré au moins jusqu’en 1877.

Le titre fût repris par Adolphe Bitard en décembre 1887 peu de temps avant sa mort et Louis Figuier prend sa relève dès le mois de mars 1888.

Largement illustré, il contient dès le premier numéro de janvier 1888 des nouvelles et romans à épisode. Les romans seront signés entre-autre par Louis Boussenard, Albert Robida et Jules Verne. On y retrouvera également les signatures de rédacteurs des revues La Nature et la Revue Scientifique.

À partir du n°340 ( premier numéro du second semestre 1894) la date disparaît de la première page du cahier hebdomadaire, mais reste inscrite sur la couverture.

La première page du fascicule n°901(4 mars 1905) porte en regard de la date les mentions S.I. N°901 et S.A.N. N°175. S.A.N. est l’abréviation de Sciences, Arts, Nature, créée en novembre 1901. Doit-on comprendre que ce fascicule était vendu sous deux titres ?

Je n’ai pour l’instant aucune information sur le devenir de cette publication au-delà de l’année 1905.

Année de parution : 1890 1890

Synopsis :

L’épouse et la fille de Trinitus ont disparu lors d’un naufrage du côté des nouvelles-Hébrides. Il décide alors de construire un sous-marin et entraîne le fiancé de sa fille et son meilleur ami à leur recherche à l’autre bon du monde.
Pourquoi un sous-marin ? Parce que Trinitus est convaincu que c’est le moyen le plus sûr d’éviter les aléas de la navigation de surface. Et pourtant ! après une traversée tranquille de la mer de la Manche, ils vont de Charybde en scylla. Manquant de peu d’être détruits dans un volcan du Cap-Vert, puis d’être broyés dans les remous de l’océan lors d’un ouragan dévastateur qui les envoie dériver du côté de l’Antarctique, ils finiront retrouver les chères disparues après s’être frottés à une tribu cannibale.

Mon avis : Ce roman a été publié pour la première fois en 1867 1867 avec la signature Aristide Roger. Il s’agit en fait du pseudonyme du Dr Jules Rengade dont c’était les deuxième et troisième prénoms. C’est le texte publié en feuilleton dans les N°101(2 Novembre 1889 1889 ) à 130 (24 Mai 1890 1890 ) de La Science Illustrée que j’ai lu. Les illustrations sont signées Charles Clérice. Mais comme d’habitude avec les œuvres de fiction de cet hebdomadaire de la fin du XIXe siècle, j’ai décidé de la numériser et de vous en mettre à disposition une copie.

Et c’est comme ça que vous pouvez le télécharger aux formats ePub(sans les illustrations) ou PdF(illustré des 24 gravures de Ch. Clérice publiée dans la revue). Mais, également comme à mon habitude, j’ai cherché des info sur le texte et son auteur. Vous pouvez donc le lire dans son jus en téléchargeant le scan de l’édition de 1869 1869 sur Gallica. J’ai également découvert que publie.net vous en propose une copie papier dans sa collection ArchéoSF.

Après ces préliminaires, parlons du roman en lui-même.

Le Dr Jules Rengade publie ce roman sous le pseudonyme d’Aristide Roger dans les années où Jules Verne Jules Verne lui-même publiait Voyages au centre de la Terre et 20000 lieues sous les mer. Et pourtant, vous noterez que ArchéoSF n’hésite pas à le présenter comme précurseur de Verne. si vous connaissez les difficultés que peut rencontrer un écrivain pour se faire publier, vous vous doutez qu’on peut légitimement se demander qui a eu ces idées de voyage en sous-marin et d’exploration de volcan en premier. Mais qu’importe ! La lecture est agréable et divertissante dans les deux cas.

Peut-être plus de termes scientifiques dans l’œuvre de Rengade que dans celle de Verne. En effet, il n’hésite pas pas donner les noms scientifiques des espèces marines rencontrées par nos héros pendant leur pérégrinations. Perso, ça ne m’a pas gêné outre mesure.

Vous retrouverez dans ce roman tout ce qui fait le charme de ces œuvres : catastrophes naturelles, naufrages, recherche de survivants, découvertes des régions polaires(l’Antarctique cette fois-ci) combats de monstres marins et rencontres avec des peuplades dites sauvages et donc dangereuses et crédules selon les critères fréquents dans la littérature de cette époque.

En bref : Un bon moment de lecture que je vous conseille chaleureusement.

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