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Voyages dans l’ailleurs

lundi 17 novembre 2025, par Denis Blaizot

Textes réunis par Alain Dorémieux

Titre : Voyages dans l’ailleurs

Éditeur : Casterman

Année de parution : 1971 1971

ISBN :

Quatrième de couverture [1] :

Pourquoi n’y a-t-il pas eu en France, vers 1935 1935 , une école originale de la science-fiction, analogue à celle qui se développait alors aux Etats-Unis ? Toutes les conditions étaient pourtant réunies. La France était depuis le début du siècle, le berceau de l’ « anticipation » (puisqu’ainsi se nommait le genre dans notre pays). J. H. Rosny aîné, Maurice Renard Maurice Renard , Octave Béliard, Théo Varlet, José Moselli et les feuilletonnistes de Sciences et Voyages, Jean de la Hire, les auteurs des « Tallandier Bleus », Jacques Spitz et bien d’autres avaient ouvert la voie. Il ne manquait même pas un chef de file potentiel : René Barjavel. Mais tout cela fut balayé par la guerre et l’occupation...

Vingt ans plus tard, les Français redécouvrent la science-fiction, sous sa forme perfectionnée exportée d’outre-Atlantique. Il devient alors très difficile à une nouvelle école française de surgir car l’admiration des grands modèles est paralysante, et les jeunes auteurs qui veulent s’exprimer dans le genre souffrent d’un sentiment d’infériorité vis-à-vis de leurs confrères américains.

Pourtant, petit à petit, la science-fiction française renaît. Elle a compris qu’elle doit être elle-même et se forger un langage propre. Et si aujourd’hui elle n’a pas encore trouvé tout à fait sa voie, elle existe, c’est indéniable, tout en réussissant à être différente des modèles anglo-saxons.

Ce volume réunit treize nouvelles françaises, publiées ici pour la première fois. Elles établissent des jalons, marquent des directions, tout en ouvrant leurs propres portes et en imposant leurs propres visions. La science-fiction française a besoin qu’on l’aide à s’exprimer. Cette anthologie a pour but d’y contribuer.

Alain Dorémieux, né en 1933 1933 à Paris, est rédacteur en chef de FICTION, la plus importante revue française consacrée au fantastique et à la science-fiction. Il est l’un des spécialistes français de ce dernier genre, redécouvert depuis bientôt vingt ans dans notre pays. Il a publié des nouvelles sous son nom et sous divers pseudonymes. Un recueil de lui : MONDES INTERDITS, est paru en 1967 1967 .

Sommaire :

  1. Alain Dorémieux, Préface
  2. Yves Dermèze, Demain, les chats
  3. Nathalie Henneberg, Le Retour des dieux
  4. Jean-Pierre Andrevon Jean-Pierre Andrevon Né à Bourgoin-Jallieu , le 19/09/1937, Jean-Pierre Andrevon est un écrivain de science-fiction, dessinateur, anthologiste, journazliste, chanteur... bref un touche à tout.

    Son œuvre littéraire est assez conséquente. Babelio ne compte pas moins de 149 entrées liées à son nom.


    Voir pour plus d’onfirmations son site perso :
    , Un petit saut dans le passé
  5. Claude-François Cheinisse, Conflit de lois
  6. Georges Gheorghiu, Au fil d’Ariane
  7. Philippe Curval, L’Œuf ovipare
  8. Christine Renard, Transistoires
  9. Francis Bessière, La Barbe du ministre
  10. Daniel Walther, Assassinat de l’oiseau bleu
  11. Yves Olivier-Martin, La Tourelle de Ngôl
  12. Guy Scovel, La Forêt de Perdagne
  13. Pierre Versins, L’Homme
  14. Francis Carsac Francis Carsac François Bordes est né le 30 décembre 1919 à Rives (Lot-et-Garonne). Francis Carsac, son double, est né — où plutôt s’est révélé — un soir de l’hiver 1943-44 à Belvès (Dordogne), période durant laquelle il écrit les deux premiers tiers de Sur un monde stérile.

    La lecture de la guerre du feu sera à l’origine de sa double passion pour la préhistoire et la science-fiction. Cette passion pour la préhistoire le pousse à entreprendre des études de sciences naturelles et de biologie qui vont le mener à une brillante carrière scientifique. En 1952, il est nommée maître de conférences en préhistoire à la Faculté des Sciences de Bordeaux et directeur des Antiquités préhistoriques d’Aquitaine. Son laboratoire, l’Institut du Quaternaire, comptera plus de trente chercheurs permanents. Sa bibliographie scientifique comprend plus de deux cents titres de la géologie au quaternaire et de la préhistoire paléolithique.

    Son œuvre de science-fiction comprend sept romans, ainsi que la traduction d’un roman de Poul Anderson.

    L’intégralité de ces textes, agrémentés de préfaces de Georges Bordes (alias Georges Carsac), est publiée en deux tomes dans notre collection Volumes.
    , Dans les montagnes du destin

Mon avis : Je vais commencer par présenter des excuses. Car je les lui dois bien.
Il y a quelques années, j’ai dis à propos de Gérard Klein (Et je pense qu’il m’a lu.) qu’avec un ami comme lui, la SF française n’avait pas besoin d’ennemis.
Je reconnais, après avoir lu ce recueil que si c’était ça la SF française de l’âge d’Or de la SF française, je comprends qu’il n’ait rien trouver d’intéressant à publier dans la collection « Ailleurs et Demain Ailleurs et Demain Ailleurs et Demain est une collection française de science-fiction grand format publiée aux éditions Robert Laffont. Elle est dirigée depuis sa création en 1969 par Gérard Klein. La collection n’est pas numérotée, et inclut, en marge de la collection principale, trois séries : « Classiques », « Essais » et « L’écart », cette dernière n’incluant qu’un seul volume.
Jusque dans les années 1990, cette collection était reconnaissable à ses couvertures gris argenté ou cuivrées, irisées de motifs abstraits. Depuis cette date, les présentations ont évoluer, sans changer de format, pour revenir récemment à la présentation d’origine caractéristique de la série.
 » qui était à son plein essor au début des années 70.
Alors, oui, je présente mes plus plates excuses à Gérard Klein.

Revenons à nos moutons. Cette anthologie est l’œuvre d’Alain Dorémieux qui a sélectionné pour nous 13 nouvelles de 13 auteurs de SFFF plus ou moins connus à la charnière des années 60/70. Certains sont tombés dans l’oubli, d’autres ont encore leur petite notoriété. Andrevon ou Curval trouvent encore un petit coin dans les rayons SF des librairies. Carsac ou Walther, un peu moins.
Et les autres ? Pour faire court... tombés dans l’oubli. Si vous voulez vous pencher sur leurs ouvres, il va vous falloir écumer les librairies spécialisées. Et ce n’est pas moi qui m’en plaindrais, considérant que je n’ai pas apprécié leurs nouvelles publiées dans ce volume. Plusieurs m’ont tellement barbé, que je n’ai pas fini de les lire.

En bref : Un recueil à lire si vous voulez connaitre un peu mieux l’évolution de la SF française.

Retrouvez la fiche du livre et d’autres chroniques sur Babelio

[1Ou plus exactement, texte de présentation lisible sur le rabat de la jacquette... que je n’ai pas.