Auteure : Isabelle Bauthian
Titre français : Landor (Les Rhéteurs, 4e version)
Éditeur : ActuSF (Coll. Bad Wolf)
Année de parution : 2026 2026
ISBN : 978-2-37686-729-6
Quatrième de couverture :
Céleste Armanville est une musicienne virtuose, membre éminente d’une société secrète redoutable et, de l’avis général, une génie « douée en tout ». Cependant, coincée par l’hiver dans un fruste château de Landor, la voilà confrontée à un défi : résoudre un meurtre improbable avant la fonte des neiges. Quels mystères ses nobles hôtes lui cachent-ils ? Et parviendra-t-elle à tout à la fois sauver les apatrides auxquels elle a dédié son existence et protéger Thélban, son frère, son autre, sa raison de vivre ?
Avec ce nouveau roman dans l’univers des Rhéteurs (Prix Elbakin.net pour Grish-Mère), Isabelle Bauthian revient avec une intrigue pleine d’émotions mêlant whodunnit, fantasy de mœurs et politique. Du grand art !
Mon avis : Ai-je eu raison de lire ce livre ? Sans doute. Je ne suis pas fan de fantasy, mais celle-ci se lit bien. Aurais-je lu ce livre si j’avais vu plus tôt qu’il est présenté comme un tome 4 ? Plutôt non. Et pourtant ! Ce n’est pas pour rien s’il n’est présenté sur la page de titre comme un tome 4. « Tome 4 » laisserait entendre qu’il faut avoir lu les trois premiers avant de s’attaquer à celui-là. Ce qui n’est pas le cas. Mais ici, il est question d’une quatrième version. Ce qui laisse entendre que c’est la même histoire qui est racontée sous quatre points de vue différents. Ce qui n’est pas le cas non plus. Chaque roman raconte, semble-t-il, une tranche différente de la vie des mêmes personnages principaux, dans le même univers.
Ceci posé, qu’ai-je pensé de ma lecture ?
L’histoire est plaisante et bien menée. J’ai quand même eu l’impression qu’il me manquait quelques informations pour comprendre les motivations de chacun des protagonistes. Mais j’ai été plus perturbé par la ponctuation de certains passages. L’auteure devrait peut-être redécouvrir l’usage du point virgule, si elle ne veut pas abuser des points de suspension. Mais, franchement, coincer un verbe conjugué à l’imparfait entre deux points n’a pas de sens. Autre élément mineur qui m’a déplu : les incises sont enfermées ni entre quadratins, ni entre parenthèses, mais entre crochets. Le crochet fermant étant précédé d’un double point. C’est une idée bizarre dont je ne vois pas l’intérêt.
Un dernier point avant de conclure : l’ensemble du récit est centré sur une enquête pour meurtre en huis clos. Très bien. Et même si le récit est lent, le tout est plutôt bien mené. Par contre, la fin est en proportion trop rapide à mon goût.
En bref : N"hésitez pas le lire, même si, pour ma part, je ne suis pas certain de lire un jour les autres volumes de cet ensemble. Mais l’auteure étant plutôt productive, je n’hésiterai pas à essayer une autre de ses œuvres.



