Accueil > Science-fiction, Fantasy, Fantastique > John Scalzi : La planète des Toudous

John Scalzi : La planète des Toudous

mercredi 12 août 2026, par Denis Blaizot

Auteur : John Scalzi

Titre français : La planète des Toudous (La Controverse de Zara XXIII — 2018 2018 )

Traduit de l’anglais par Mikael Cabon

Titre original : Fuzzy Nation (2011 2011 )

Éditeur : L’Atalante (Neptune)

Année de parution : 2026 2026

ISBN : 9791036002533

Quatrième de couverture :

Prospecteur indépendant sur une des planètes minières de la toute-puissante compagnie Zarathoustra, Jack Holloway découvre un filon de pierres précieuses dont une seule suffira à le mettre quelque temps à l’abri du besoin... si les avocats de son client ne trouvent pas le moyen de l’en déposséder.

Le même jour l’alarme de son domicile se déclenche. S’agit-il d’un cambrioleur ? Non ! L’intrus se révèle être une adorable boule de poils d’une espièglerie confondante, qui ne tarde pas à ramener sa petite famille...

Bientôt, les cadres de la compagnie s’avisent du problème : si le peuple à fourrure s’avère doué de raison, c’en sera fini de l’exploitation du sous-sol de la planète par une entreprise étrangère. Jack, ancien avocat magouilleur, choisira-t-il de soutenir les « toudous », ou d’étouffer l’affaire et empocher l’argent ?

Mon avis : La planète des Toudous m’avait échappé lors de sa sortie en 2018 2018 sous le titre La Controverse de Zara XXIII. Mais l’erreur est enfin rattrapée et j’en suis satisfait, car ce roman est des plus agréables à lire. D’ailleurs, je le trouve plus intéressant que les deux derniers que j’avais lus. À savoir Viser la Lune et Super-méchant débutant.

Mais pourquoi ce changement de titre ? La Controverse de Zara XXIII fait référence à la controverse de Valadolide où un certain nombre « penseurs » s’étaient réunis pour établir si les Amérindiens étaient à considérer comme des Hommes au même titre que les européens ou, au contraire, leurs étaient inférieurs. Dans ce deuxième cas, l’esclavagisme était envisageable sans regret. Les colonisateurs pouvaient également exploiter les Amériques à leur convenance... Et on voit ce que ça a donné. Si ce titre était donc fondé, le nouveau est doute plus en accord avec le titre original et le ton du roman.

Un héros râleur, désinvolte et humainement maladroit. On pourrait, au fil des pages, le croire destiné à être le pourri de service. Au contraire, on découvre que c’est une armure qu’il s’est forgée et sa rencontre avec les Toudous est l’occasion de découvrir l’autre facette du personnage. Je n’en dirai pas plus pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte. J’ajouterai simplement qu’il fait tout son possible — et même un peu plus — pour contrer la société minière qui fait tout son possible pour maintenir son contrôle de la planète et la saccager.

En bref : À lire, en ayant à l’esprit ce qu’il s’est passé sur Terre de la découverte des Amériques à la fin de la période coloniale... qui n’est pas finie dans l’esprit de tous, malheureusement.

Retrouvez la fiche du livre et d’autres chroniques sur Livraddict

Retrouvez la fiche du livre et d’autres chroniques sur Babelio